Dans la grande gamme des émotions, quelle est celle que vous vivez le plus souvent ?
Ici, je dirais qu'au quotidien, c'est l'anxiété. Ce n'est pas une émotion facile à gérer (est-ce une émotion, au fait ?).
La tristesse est une émotion que je ressens aussi de temps à autre. Beaucoup moins que l'anxiété toutefois. On sait tous qu'on peut pleurer de tristesse, de joie, mais aussi à cause de l'anxiété. Les pleurs causés par l'anxiété sont souvent difficiles à comprendre pour l'entourage. Sûrement parce qu'ils sont conséquents d'un état plus ou moins rationnel.
Tout cela pour dire que je ne pleure pas vraiment souvent. Rare que je pleure devant un film, ou une vidéo. Toutefois, quand je pleure, c'est surtout causé par l'anxiété. Je peux très souvent être triste sans pleurer.
Ces dernières semaines, j'ai beaucoup pleuré. Comme c'est une émotion que je ne vis pas souvent, j'ai senti que papa-poulpe avait de la difficulté à faire face à mon émotion. Papa-poulpe est très habitué à mes excès de colère; il s'en sort très bien. Avec mes pleurs (causés par mon anxiété), il ne semble pas trop quoi faire. Il ne comprend pas.
Hier, j'ai pleuré une fois de douleur et une fois pour... je ne sais pas pourquoi. En fait je sais, mais en y repensant aujourd'hui, je vois bien que ça ne faisait aucun sens. Par contre, je sais que j'avais mal et que mon état à ce moment-là était «vrai».
Je n'aime pas pleurer. J'aime mieux garocher des trucs, crier, briser des choses. Ou mieux, fuir. Oui, j'aime fuir. Quand je suis triste ou trop en colère, je fuis, je m'isole physiquement, ou je ne parle plus. C'est ma façon à moi de me protéger. J'ai alors l'impression que rien ne peut m'atteindre. Quand je pleure, j'ai l'impression de ne pas être protégée. Je suis vulnérable, et ça, je déteste ça. Parce que c'est contre ma nature profonde. Souvent, quand je ressens le besoin de pleurer, je le fais seule. Là au moins, personne ne peut tirer avantage de ma vulnérabilité.
Ces dernières semaines, beaucoup de gens m'ont vu pleurer. Des proches et des beaucoup moins proches. Je n'ai pas réussi à me contrôler et c'est un peu paniquant parce qu'alors que ces pleurs étaient surtout causés par l'anxiété, le fait de ne pouvoir les retenir causait de l'anxiété supplémentaire. Bref, un vrai cercle vicieux je vous dit.
Mais ne vous en faites pas ! Je vis aussi des émotions plus positives et celles-ci sont plus faciles à gérer bien entendu ! La fierté, la joie... Mais je dirais que mon émotion favorite, c'est la plénitude. Et elle, je la rencontre surtout quand je suis en vacances... sur la plage... Avec un drink ;) Et dans plein d'autres moments aussi ! Comme lorsque je prends du temps à «ne rien faire» avec mes enfants, juste les coller, les avoir dans les bras...
Et vous, pleurez-vous souvent ?
Le quotidien extra-ordinaire d'une famille ordinaire
mercredi 15 juin 2016
lundi 13 juin 2016
Une bonne action
Il y a un peu plus de deux semaines, je suis tombée en amour avec un chien de «rescue». Aperçu sur la page de SOS Corgi, Roméo, un gros toutou de 9 ans, avait besoin d'une nouvelle famille.Oui, j'en avais déjà plein les bras avec un jeune chien et mes rénos, mais j'avais de la peine pour ce chien et je voulais lui offrir une belle fin de vie. Nous nous sommes donc rendus à Québec pour aller le rencontrer. Six heures de route aller-retour. Nous avions amené Yoshi aussi, qui n'aime pas particulièrement les voyages en voiture. Après avoir passé quelques minutes avec Roméo, tout semblait ok entre les deux chiens et nous sommes repartis à la maison avec lui et notre petit bébé.
La première semaine avec notre nouveau toutou a été très difficile. En fait, après 2 jours, j'avais décidé de ne plus le garder. Il montrait des signes d’agressivité par rapport à sa nourriture et envers Yoshi. Pas envers nous toutefois. Yoshi s'est mis à avoir des comportements qu'il n'avait pas avant : marquage de territoire dans la maison, jappage lorsqu'on quitte la maison... Bref, c'était l'enfer. Roméo ne tolérait aucunement Yoshi qui ne voyait en Roméo qu'un compagnon de jeu. Aussi, Roméo avait quelques problèmes de santé (obésité, malformation aux pattes...). Mais Théo ne voulait pas s'en séparer...

J'ai pleuré durant toute la première semaine, en plus de jouer à la police avec les 2 canins. Qu'est-ce qui avait bien pu me passer par la tête ?
Puis, doucement, Roméo a montré des signes d'attachement à nous, puis à Yoshi. Il était de plus en plus tolérant et est même devenu enjoué ! Nous l'avons évidemment mis sur une diète et on lui donne du Flexadin pour ses articulations, ce qui semble beaucoup l'aider. Les comportements indésirables du début ont disparu et même s'il y a encore quelques petites frictions de temps en temps, Roméo et Yoshi jouent maintenant ensemble et adorent aller marcher côte-à-côte.
C'est une grosse décision de prendre un animal chez soi. Il faut être en mesure de lui donner non seulement de l'amour, mais aussi des soins. Avec les visites chez le vet, la bouffe, les accessoires, Roméo m'aura coûté 1000$. Le Flexadin représente une dépense de plus de 60$ par mois, en plus de la nourriture. Quand on adopte un animal, il faut prévoir tout cela.Dimanche prochain, ça fera 3 semaines que Roméo est avec nous. C'est le temps que je nous avais donné pour l'adaptation. Je suis contente d'avoir tenu le coup. Roméo est vraiment un bon chien et même s'il reste de petits trucs comportementaux à régler (pour les 2 chiens), je crois que Roméo est bien avec nous. Il s'amuse bien aussi avec Yoshi et Yoshi semble l'avoir accepté. Je crois donc réussir mon mandat... faire une bonne action et donner à un chien une belle fin de vie. C'est un geste noble d'adopter un «rescue» et même si ça été difficile, je ne regrette pas mon choix.
Bienvenue mon beau Roméo :)
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