Ça fait 10 ans (un peu plus peut-être) que je suis à mon compte. Je travaille de la maison. J'adore ça ! Je suis là pour les enfants, le matin et le soir, pas de trafic à me taper, pas de vêtements de travail à m'acheter (pis si je mets le même chandail 2 jours de file, ça ne dérange que moi !). Je peux partir du lavage avant de commencer ma journée, popotter sur mon heure de dîner, bref, beaucoup d'avantages.
Par contre, il y a bien quelques inconvénients. Les contrats ne sont pas toujours très longs (ça fait 2 ans que je ne travaille pas du tout l'été), on n'a aucune sûreté, pas de fonds de pension, pas vraiment droit au chômage (c'est très cher si on veut pouvoir y avoir droit) et surtout, on est seul.
J'aime bien travailler seule... Je n'ai pas la même pression que si je travaillais dans un bureau. Le stress des fins de projets est de plus en plus dur à gérer pour moi (l'âge, probablement !), donc c'est un plus de pouvoir le vivre dans mon environnement. Par contre, il peut se passer plusieurs jours avant que je parle à quelqu'un de vive voix, les échanges se faisant souvent par courriel. Puisque je fais le même métier depuis toujours, je sais où je m'en vais et je ne suis pas vraiment supervisée, donc pas d'appels surveillance bien souvent.
Tous mes collaborateurs ont des horaires assez conventionnels; je dois donc être disponible durant les heures de bureau pour répondre aux questions et gérer les problèmes s'il y a lieu. Mon horaire est donc plus ou moins malléable. Aussi, c'est parfois difficile de ne pas répondre au téléphone qui sonne après les heures que je me suis fixées... Même chose pour les courriels, et la ligne entre la vie personnelle et professionnelle est bien mince.
Depuis quelques années, je souffre beaucoup de solitude (ça aussi c'est peut-être l'âge, car au début, je ne ressentais pas vraiment ça). Je ne participe pas aux partys de Noël ni aux autres événements sociaux du bureau. Pour cette raison, j'aimais beaucoup aller m'entraîner le soir. J'ai mis fin à mon abonnement au gym récemment pour plusieurs raisons; je me trouve donc encore chez moi. Je sors aux 2 semaines avec une amie, un petit temps bien à moi, et je vais parfois prendre un café chez mes parents après avoir couché les petits céphalopodes. Mais je me rends compte que comparé à avant (je m’entrainais 4 fois par semaine), ma vie se résume aux 4 murs de ma maison. Ça devient un peu lourd et surtout à ce moment-ci de l'année : je déteste novembre... et février... ce sont les 2 pires mois de l'année pour moi. Je devrais me trouver une autre activité; pas facile ça non plus !
Ceci dit, je ne retournerais pas travailler à l'extérieur. J'aime beaucoup trop être présente pour mes enfants. Tout le monde ne peut se permettre ce luxe, je suis bien chanceuse au fond :)
Donc, quand un petit moment de solitude intense se pointe, j'essaie de voir le côté positif de mes choix !
Le quotidien extra-ordinaire d'une famille ordinaire
jeudi 30 octobre 2014
mercredi 29 octobre 2014
Propre ?
Ha ! Les couches ! On a donc hâte, lorsque nos enfants approchent l'âge, de se débarrasser des maudites couches ! Parfois on presse le pas un peu, parfois c'est l'entourage qui pousse (lire ici la garderie, ou l'entourage immédiat).
Moi je n'ai jamais été une pousseuse. Je n'aime pas ça. Je crois que lorsque l'enfant est prêt, il nous le fait savoir. Je n'ai pas eu vraiment de problème avec céphalo-fille, même si je l'ai laissée aller à son rythme. On m'a un peu «orientée» alors qu'elle fréquentait le CPE; je me demandais d'ailleurs pourquoi on se mettait le nez dans ma façon d'éduquer mon enfant, mais sommes toutes, ça s'est bien passé.
Pour céphalo-garçon, ça été très long ! Il porte encore des couches la nuit, d'ailleurs, même s'il est propre de jour depuis un petit bout. Que dis-je... portait !
Théo avait mal aux fesses depuis un petit bout. Le fait qu'il passe ses nuits dans des couches de pipi lui a causé des champignons. Dans la nuit d'avant-hier, il s'est réveillé toute la nuit tellement ça lui faisait mal... Je me suis résolue à lui enlever sa couche pour le soulager. Il était tellement insécure, que ça l'a empêché de dormir ça aussi... Il allait aux toilettes aux dix minutes... Hier, ne sachant plus quelle crème mettre et comment le soulager, je l'ai envoyé voir le doc avec papa-poulpe. Théo savait que les couches de pipi causaient son mal de fesses... Mais l'entendre dire par un doc, ça l'a secoué je crois. On n'a donc pas mis de couches hier. Et surprise ce matin, pas de réveil cette nuit et... pas de pipi au lit !
J'espérais qu'il fasse sa nuit sans pipi au lit... Je me demandais bien comment il allait faire pour gérer cet «obstacle»... Je ne veux pas parler d'échec; c'est possible qu'il s'échappe dans les prochaines nuits. Chose certaine, je ne lui remets plus de couches... et je vais prier fort !
Moi je n'ai jamais été une pousseuse. Je n'aime pas ça. Je crois que lorsque l'enfant est prêt, il nous le fait savoir. Je n'ai pas eu vraiment de problème avec céphalo-fille, même si je l'ai laissée aller à son rythme. On m'a un peu «orientée» alors qu'elle fréquentait le CPE; je me demandais d'ailleurs pourquoi on se mettait le nez dans ma façon d'éduquer mon enfant, mais sommes toutes, ça s'est bien passé.
Pour céphalo-garçon, ça été très long ! Il porte encore des couches la nuit, d'ailleurs, même s'il est propre de jour depuis un petit bout. Que dis-je... portait !
Théo avait mal aux fesses depuis un petit bout. Le fait qu'il passe ses nuits dans des couches de pipi lui a causé des champignons. Dans la nuit d'avant-hier, il s'est réveillé toute la nuit tellement ça lui faisait mal... Je me suis résolue à lui enlever sa couche pour le soulager. Il était tellement insécure, que ça l'a empêché de dormir ça aussi... Il allait aux toilettes aux dix minutes... Hier, ne sachant plus quelle crème mettre et comment le soulager, je l'ai envoyé voir le doc avec papa-poulpe. Théo savait que les couches de pipi causaient son mal de fesses... Mais l'entendre dire par un doc, ça l'a secoué je crois. On n'a donc pas mis de couches hier. Et surprise ce matin, pas de réveil cette nuit et... pas de pipi au lit !
J'espérais qu'il fasse sa nuit sans pipi au lit... Je me demandais bien comment il allait faire pour gérer cet «obstacle»... Je ne veux pas parler d'échec; c'est possible qu'il s'échappe dans les prochaines nuits. Chose certaine, je ne lui remets plus de couches... et je vais prier fort !
lundi 20 octobre 2014
TOC TOC TOC ?
Connaissez-vous les TOC (troubles obsessionnels compulsifs )? Vous connaissez quelqu'un qui en a? Ou vous-mêmes peut-être en avez?
Il faut savoir que le TOC est une forme de trouble anxieux. Je crois que la majorité d'entre-nous en ont; par contre, c'est à divers degrés. Étant plus jeune, je tolérais mal le «désordre». Tout devait être minutieusement classé, selon un ordre logique : mes trucs de Barbie, mes collections de toutes sortes... J'avais aussi un tic «verbal», je faisais des petits sons de fond de gorge, un petit bruit aigu... Ça agaçait terriblement mes parents! Mais c'était plus fort que moi : je devais faire ça, sinon le cœur me débattait à 100 mille à l'heure. J'ai rongé mes ongles longtemps aussi, je fais encore craquer mes doigts...
Quand j'ai déménagé en appartement, je me souviens que je passais derrière mon chum systématiquement s'il avait le malheur de déplacer un bibelot (ne serait-ce que de quelques centimètres). Les livres de ma bibliothèque étaient en ordre de grandeur, ma vaisselle aussi, mes cannages... tout était classé et si quelqu'un déplaçait mes choses, je repassais derrière.
De plus, j'avais beaucoup de rituels : me lever du lit toujours de la même façon, faire toujours mes tâches dans le même ordre. Mes brouillons de travaux universitaires étaient «spic and span» ! Pas de ratures, de lettres mal formées. Si la queue d'un a dépassait la ligne, j'effaçais. Puis, je tapais mon brouillon à l'ordi.
Évidemment, avec les enfants, tout ça s'est estompé un peu, car on s'entend que si j'avais continué d'être aussi intense, je serais devenue folle ! Par contre, depuis quelque temps, beaucoup de mes manies sont revenues...
Dans mon placard et mes tiroirs, tout est classé par type, puis par couleur. Même chose avec les enfants. Ça par contre, je perds le contrôle assez vite (pour céphalo-fille du moins, mais j'ai encore le contrôle des vêtements de céphalo-garçon). Mais la première fois que j'ai expliqué mon classement de vêtements à papa-poulpe, il m'a regardé comme si j'étais une extraterrestre ! Peut-être pour cette raison qu'il n'a jamais voulu ranger les vêtements des enfants !
Je ne dirais pas que tout ça mine ma vie (ni celle des autres j'espère), mais comme je suis aux prises avec ça depuis vraiment longtemps, je me suis questionnée... juste pour valider mon intensité ;)
Voici un site sur le TOC que vous pouvez consulter http://www.fondationdesmaladiesmentales.org/la-maladie-mentale.html?t=2&i=6
Il faut savoir que le TOC est une forme de trouble anxieux. Je crois que la majorité d'entre-nous en ont; par contre, c'est à divers degrés. Étant plus jeune, je tolérais mal le «désordre». Tout devait être minutieusement classé, selon un ordre logique : mes trucs de Barbie, mes collections de toutes sortes... J'avais aussi un tic «verbal», je faisais des petits sons de fond de gorge, un petit bruit aigu... Ça agaçait terriblement mes parents! Mais c'était plus fort que moi : je devais faire ça, sinon le cœur me débattait à 100 mille à l'heure. J'ai rongé mes ongles longtemps aussi, je fais encore craquer mes doigts...
Quand j'ai déménagé en appartement, je me souviens que je passais derrière mon chum systématiquement s'il avait le malheur de déplacer un bibelot (ne serait-ce que de quelques centimètres). Les livres de ma bibliothèque étaient en ordre de grandeur, ma vaisselle aussi, mes cannages... tout était classé et si quelqu'un déplaçait mes choses, je repassais derrière.
De plus, j'avais beaucoup de rituels : me lever du lit toujours de la même façon, faire toujours mes tâches dans le même ordre. Mes brouillons de travaux universitaires étaient «spic and span» ! Pas de ratures, de lettres mal formées. Si la queue d'un a dépassait la ligne, j'effaçais. Puis, je tapais mon brouillon à l'ordi.
Évidemment, avec les enfants, tout ça s'est estompé un peu, car on s'entend que si j'avais continué d'être aussi intense, je serais devenue folle ! Par contre, depuis quelque temps, beaucoup de mes manies sont revenues...
Dans mon placard et mes tiroirs, tout est classé par type, puis par couleur. Même chose avec les enfants. Ça par contre, je perds le contrôle assez vite (pour céphalo-fille du moins, mais j'ai encore le contrôle des vêtements de céphalo-garçon). Mais la première fois que j'ai expliqué mon classement de vêtements à papa-poulpe, il m'a regardé comme si j'étais une extraterrestre ! Peut-être pour cette raison qu'il n'a jamais voulu ranger les vêtements des enfants !
Je ne dirais pas que tout ça mine ma vie (ni celle des autres j'espère), mais comme je suis aux prises avec ça depuis vraiment longtemps, je me suis questionnée... juste pour valider mon intensité ;)
Voici un site sur le TOC que vous pouvez consulter http://www.fondationdesmaladiesmentales.org/la-maladie-mentale.html?t=2&i=6
mardi 14 octobre 2014
Question d'espace... et d'équilibre
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais depuis la naissance de mes enfants, je n'ai plus d'espace à moi. Bon ok... je suis probablement la seule personne au monde qui s'est laissée envahir de cette façon !
Dès que céphalo-fille a commencé à ramper dans la maison, c'était le début de la fin. La fin de mon espace, de mes limites. À ce moment, je l'avais fait parce que je le voulais bien... Pis bon, y'a des trucs pour lesquels on n'a pas trop de choix. Donc, dès que la jeune rampante de la maison a commencé à se rendre partout où elle voulait, ma cuisine s'est transformée en piste de course pour bébé. J'y avais étendu une grande douillette (qui couvrait la majeure partie de mon plancher); ça me donnait bonne conscience même si céphalo-fille la repoussait toujours, préférant s'aventurer sur la céramique froide. S'ajoutait à cela deux mégas gros bacs de jouets, la chaise haute et la balançoire de bébé. Même la poussette a déjà pris racine dans mon salon ! La deuxième chambre servait aussi de salle de jeu à cette époque. Sans parler de la salle de bain, avec des bacs de jouets d'eau. Et je vous jure que ma maison n'est pas si grande que ça !
Puis est arrivé céphalo-garçon. Comme je voulais que les enfants aient une place égale, je n'ai pas divisé l'espace en deux (je suis vraiment nulle en maths !), mais j'ai plutôt multiplié la superficie qui leur était accordée. Aussi, ma fille perdait sa salle de jeu, devenue une chambre de petit frère... Donc plus de bacs dans la salle à dîner et dans le salon. À la vue de tous.
Quand les enfants ont été assez vieux, j'ai voulu récupérer ma salle à dîner et on a fait une salle de jeu au sous-sol pour y descendre quelques trucs. Mais n'étant pas assez vieux pour jouer seuls sans surveillance, on a remonté des trucs au salon (et un peu dans la salle à dîner). En vieillissant, les enfants n'ont cessé de s'étendre... jusque dans notre chambre à coucher même!
Cette année, céphalo-fille a eu 10 ans. Dix ans que je n'ai plus ma place dans ma maison. Même dans mon bureau, il y a de la place pour eux (bon c'est pratique quand je dois travailler et qu'ils sont en congé). Mais mon équilibre mental était en train de foutre le camp. Et arriva ce qui devait arriver : maman-tentacules a pèté sa coche solide. Depuis cette journée, je suis en mode épuration... Et c'est long... très long. Je n'ai pas fini. Mais quand je vais avoir terminé ce que je veux faire, je vous jure que tout le monde aura son petit espace, moi comprise. Déjà, les enfants n'ont plus le droit de se laisser traîner dans ma chambre à coucher : ce que j'y trouve prend le bord des poubelles... sans pitié. J'ai encore réorganisé mon salon ce week-end... Tant que mes rénos ne seront pas faites, je ne verrai pas la lumière au bout du tunnel, mais ça s'en vient. Presque tout est caché maintenant du moins.
On peut dire que je paye aujourd'hui mes erreurs d'hier, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire hein ! Et je commence enfin à respirer. Le sous-sol est toujours aussi plein de trucs, mais ça aussi, on y travaille petit à petit. J'ai vraiment hâte de retrouver ma place; c'est un travail de tellement longue haleine... Avec tout ça, j'ai aussi l'impression de retrouver mon équilibre, mon air... Je ne dis pas que mes enfants n'auront plus de place; loin de moi cette idée. Mais je veux que les pièces de la maison reprennent leur fonction initiale...au minimum !
Et de votre côté, vous vous sentez envahis de la sorte ? Parfois ? Souvent ?
:)
Dès que céphalo-fille a commencé à ramper dans la maison, c'était le début de la fin. La fin de mon espace, de mes limites. À ce moment, je l'avais fait parce que je le voulais bien... Pis bon, y'a des trucs pour lesquels on n'a pas trop de choix. Donc, dès que la jeune rampante de la maison a commencé à se rendre partout où elle voulait, ma cuisine s'est transformée en piste de course pour bébé. J'y avais étendu une grande douillette (qui couvrait la majeure partie de mon plancher); ça me donnait bonne conscience même si céphalo-fille la repoussait toujours, préférant s'aventurer sur la céramique froide. S'ajoutait à cela deux mégas gros bacs de jouets, la chaise haute et la balançoire de bébé. Même la poussette a déjà pris racine dans mon salon ! La deuxième chambre servait aussi de salle de jeu à cette époque. Sans parler de la salle de bain, avec des bacs de jouets d'eau. Et je vous jure que ma maison n'est pas si grande que ça !
Puis est arrivé céphalo-garçon. Comme je voulais que les enfants aient une place égale, je n'ai pas divisé l'espace en deux (je suis vraiment nulle en maths !), mais j'ai plutôt multiplié la superficie qui leur était accordée. Aussi, ma fille perdait sa salle de jeu, devenue une chambre de petit frère... Donc plus de bacs dans la salle à dîner et dans le salon. À la vue de tous.
Quand les enfants ont été assez vieux, j'ai voulu récupérer ma salle à dîner et on a fait une salle de jeu au sous-sol pour y descendre quelques trucs. Mais n'étant pas assez vieux pour jouer seuls sans surveillance, on a remonté des trucs au salon (et un peu dans la salle à dîner). En vieillissant, les enfants n'ont cessé de s'étendre... jusque dans notre chambre à coucher même!
Cette année, céphalo-fille a eu 10 ans. Dix ans que je n'ai plus ma place dans ma maison. Même dans mon bureau, il y a de la place pour eux (bon c'est pratique quand je dois travailler et qu'ils sont en congé). Mais mon équilibre mental était en train de foutre le camp. Et arriva ce qui devait arriver : maman-tentacules a pèté sa coche solide. Depuis cette journée, je suis en mode épuration... Et c'est long... très long. Je n'ai pas fini. Mais quand je vais avoir terminé ce que je veux faire, je vous jure que tout le monde aura son petit espace, moi comprise. Déjà, les enfants n'ont plus le droit de se laisser traîner dans ma chambre à coucher : ce que j'y trouve prend le bord des poubelles... sans pitié. J'ai encore réorganisé mon salon ce week-end... Tant que mes rénos ne seront pas faites, je ne verrai pas la lumière au bout du tunnel, mais ça s'en vient. Presque tout est caché maintenant du moins.
On peut dire que je paye aujourd'hui mes erreurs d'hier, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire hein ! Et je commence enfin à respirer. Le sous-sol est toujours aussi plein de trucs, mais ça aussi, on y travaille petit à petit. J'ai vraiment hâte de retrouver ma place; c'est un travail de tellement longue haleine... Avec tout ça, j'ai aussi l'impression de retrouver mon équilibre, mon air... Je ne dis pas que mes enfants n'auront plus de place; loin de moi cette idée. Mais je veux que les pièces de la maison reprennent leur fonction initiale...au minimum !
Et de votre côté, vous vous sentez envahis de la sorte ? Parfois ? Souvent ?
:)
dimanche 5 octobre 2014
Les thérapies pour décompresser
Il va sans dire, nous les mamans-tentacules, on a beaucoup à gérer : les enfants, les repas, les communications scolaires, la maison, le budget, bref, on en a plein les tentacules ! Certaines d'entre-nous ont un conjoint pour alléger ces tâches, mais bien d'autres se débrouillent seules. Certaines ont des conjoints, mais autant de trucs à gérer (mais ça, ça a fait l'objet d'un précédent billet, on ne reviendra pas là-dessus; des plans pour que papa-poulpe demande le divorce !).
Alors, que faites-vous pour décompresser ? Prenez-vous du temps juste pour vous ? Vos tentacules ont-elles l'occasion de s'alléger de temps à autre ? Voici donc mes thérapies :) Attention ! Je ne dis pas que ce sont les meilleures ! Mais ce sont les miennes, celles qui m'aident à faire le vide et/ou à retrouver ma bonne humeur !
The tour de char thérapie
Moi j'aime bien rouler ! Quand je me pogne les tentacules avec papa-poulpe, que j'ai eu une mauvaise journée ou que je file so so, je pars avec ma voiture, la musique dans le tapis (la pédale aussi... oh pas trop quand même !) et je roule. N'importe où et souvent à n'importe quelle heure. Cette thérapie, je l'utilise (presque) toujours sur le coup d'une impulsion. Genre (très) souvent après une chicane avec papa-poulpe. Ça m'évite de dire des choses que je pourrais regretter ou pire encore, d'éclater et de vider mon trop plein devant les enfants.
The Palm Bay/vino thérapie
Celle-là je l'aime :) Je l'utilise quand je suis stressée, fâchée, ou que la soirée s'annonce ardue. Un petit Palm Bay, c'est bon pour les nerfs ! Ça calme, et je retrouve toujours mon sourire ! À ne pas utiliser avant The tour de char thérapie, toutefois ! La vino thérapie est utilisée aux mêmes fins, mais plus tard, pendant le souper ! Cette thérapie fonctionne aussi très bien quand on veut juste célébrer l'arrivée du week-end, qu'on reçoit à souper, qu'on fait du ménage, qu'on est fier de nos enfants, notre conjoint, notre animal domestique... Juste parce que la vie est belle... Bref, c'est la thérapie passe-partout.
The shopping thérapie
Cette thérapie peut causer des dommages... Mais bon, tout se ramène au magasin le lendemain, donc rien d'irréparable ! Alors quand je file down, ben down, c'est ma thérapie chouchou ! Quand je suis fière de moi aussi ! Je me récompense souvent de cette façon. Je récompense les autres (ou leur remonte le moral) comme ça aussi. Juste faire attention de ne pas transmettre ce vice aux enfants... Moins le fun un peu.
The je sue ma vie thérapie
Celle-là n'a que des effets positifs... En plus de faire perdre des calories, l'exercice stimule la production d'endorphines, qui sont associées au plaisir. On revient donc avec le sourire et un surplus d'énergie, même si on a couru pendant une heure ! Il m'est donc arrivé d'aller courir ma vie, jusqu'à ce que je doive m'asseoir sur le trottoir, pour vider un trop plein (ça arrive quand le gym est fermé et/ou que je ne suis pas en état d'aller rouler en voiture à cause de The Palm Bay/vino thérapie). Quand le gym est ouvert, je fais de la zumba, du yoga, je lève des poids (très lourds quand j'ai vraiment besoin de me calmer les nerfs, moins lourds quand c'est juste pour le plaisir).
The popotte thérapie
Celle-ci aussi n'a pratiquement que des bienfaits (à part la montagne de vaisselle qu'elle laisse). J'adore cuisiner et quand je n'ai pas trop le feu au derrière, je peux allumer mon four et popotter plein de trucs; ça me relaxe et c'est un super bon vide-tête. Souvent, elle s'utilise conjointement avec The Palm Bay/vino thérapie. Évidemment, je n'ai pas recours à cette thérapie quand je suis vraiment énervée, car ça peut causer des dégâts !
The Facebook/blogue thérapie
Aller chiâler ma vie sur Facebook ou sur mon blogue est aussi une thérapie que j'affectionne. J'ai toujours écrit, depuis que je suis toute petite ! J'avais des journaux intimes (des tonnes), j'écrivais des lettres (que souvent, je ne donnais même pas au destinataire), bref, je n'ai fait que transposer ce que j'ai toujours fait dans les médias sociaux. Mais attention ! Le public est pas mal plus large que le seul lecteur de ses journaux intimes (c'est-à-dire soi-même)... Un peu de censure est donc souhaitable. Un peu de difficulté avec ça moi, surtout quand j'écris sur le coup d'une émotion. Heureusement, j'ai des amis qui me ramènent à l'ordre en m'invitant à effacer tel ou tel propos, avant que la police débarque chez nous ! Humph :D
Bon, ça ressemble à ça ! Et vous ? Quelles sont vos thérapies ?
Alors, que faites-vous pour décompresser ? Prenez-vous du temps juste pour vous ? Vos tentacules ont-elles l'occasion de s'alléger de temps à autre ? Voici donc mes thérapies :) Attention ! Je ne dis pas que ce sont les meilleures ! Mais ce sont les miennes, celles qui m'aident à faire le vide et/ou à retrouver ma bonne humeur !
The tour de char thérapie
Moi j'aime bien rouler ! Quand je me pogne les tentacules avec papa-poulpe, que j'ai eu une mauvaise journée ou que je file so so, je pars avec ma voiture, la musique dans le tapis (la pédale aussi... oh pas trop quand même !) et je roule. N'importe où et souvent à n'importe quelle heure. Cette thérapie, je l'utilise (presque) toujours sur le coup d'une impulsion. Genre (très) souvent après une chicane avec papa-poulpe. Ça m'évite de dire des choses que je pourrais regretter ou pire encore, d'éclater et de vider mon trop plein devant les enfants.
The Palm Bay/vino thérapie
Celle-là je l'aime :) Je l'utilise quand je suis stressée, fâchée, ou que la soirée s'annonce ardue. Un petit Palm Bay, c'est bon pour les nerfs ! Ça calme, et je retrouve toujours mon sourire ! À ne pas utiliser avant The tour de char thérapie, toutefois ! La vino thérapie est utilisée aux mêmes fins, mais plus tard, pendant le souper ! Cette thérapie fonctionne aussi très bien quand on veut juste célébrer l'arrivée du week-end, qu'on reçoit à souper, qu'on fait du ménage, qu'on est fier de nos enfants, notre conjoint, notre animal domestique... Juste parce que la vie est belle... Bref, c'est la thérapie passe-partout.
The shopping thérapie
Cette thérapie peut causer des dommages... Mais bon, tout se ramène au magasin le lendemain, donc rien d'irréparable ! Alors quand je file down, ben down, c'est ma thérapie chouchou ! Quand je suis fière de moi aussi ! Je me récompense souvent de cette façon. Je récompense les autres (ou leur remonte le moral) comme ça aussi. Juste faire attention de ne pas transmettre ce vice aux enfants... Moins le fun un peu.
The je sue ma vie thérapie
Celle-là n'a que des effets positifs... En plus de faire perdre des calories, l'exercice stimule la production d'endorphines, qui sont associées au plaisir. On revient donc avec le sourire et un surplus d'énergie, même si on a couru pendant une heure ! Il m'est donc arrivé d'aller courir ma vie, jusqu'à ce que je doive m'asseoir sur le trottoir, pour vider un trop plein (ça arrive quand le gym est fermé et/ou que je ne suis pas en état d'aller rouler en voiture à cause de The Palm Bay/vino thérapie). Quand le gym est ouvert, je fais de la zumba, du yoga, je lève des poids (très lourds quand j'ai vraiment besoin de me calmer les nerfs, moins lourds quand c'est juste pour le plaisir).
The popotte thérapie
Celle-ci aussi n'a pratiquement que des bienfaits (à part la montagne de vaisselle qu'elle laisse). J'adore cuisiner et quand je n'ai pas trop le feu au derrière, je peux allumer mon four et popotter plein de trucs; ça me relaxe et c'est un super bon vide-tête. Souvent, elle s'utilise conjointement avec The Palm Bay/vino thérapie. Évidemment, je n'ai pas recours à cette thérapie quand je suis vraiment énervée, car ça peut causer des dégâts !
The Facebook/blogue thérapie
Aller chiâler ma vie sur Facebook ou sur mon blogue est aussi une thérapie que j'affectionne. J'ai toujours écrit, depuis que je suis toute petite ! J'avais des journaux intimes (des tonnes), j'écrivais des lettres (que souvent, je ne donnais même pas au destinataire), bref, je n'ai fait que transposer ce que j'ai toujours fait dans les médias sociaux. Mais attention ! Le public est pas mal plus large que le seul lecteur de ses journaux intimes (c'est-à-dire soi-même)... Un peu de censure est donc souhaitable. Un peu de difficulté avec ça moi, surtout quand j'écris sur le coup d'une émotion. Heureusement, j'ai des amis qui me ramènent à l'ordre en m'invitant à effacer tel ou tel propos, avant que la police débarque chez nous ! Humph :D
Bon, ça ressemble à ça ! Et vous ? Quelles sont vos thérapies ?
vendredi 3 octobre 2014
Les rituels religieux
Êtes-vous croyants ?
En n'importe quel Dieu ?
Ici, papa-poulpe ne croit en rien. Maman-tentacules croit en Dieu. Céphalo-fille aussi; céphalo garçon, je ne sais pas... Mais laissez-moi vous parler de l'importance des rituels religieux.
Ici, les 2 enfants sont baptisés. Pour le reste, je voulais que ce soit leur choix. Céphalo-fille a voulu faire sa première communion. Elle est devenue une «Jesus-Freak» suite à cela, puis ça passé.
Quand ma belle-mère est décédée, j'ai voulu préparer Théo à sa mort. Je ne voulais pas inclure de dimension religieuse dans l'explication : trop abstrait. Mais je me suis vite rendue compte que c'était une nécessité... Théo avait besoin de savoir où était rendue sa mamie. Je lui ai donc dit qu'elle était au ciel. Qu'il pouvait encore lui parler et que même si elle ne répondait pas, elle pouvait l'entendre. Juste ça, et Théo était rassuré. Le service, les visites à l'église et l'enterrement, c'est très difficile pour de jeunes enfants qui ne comprennent pas trop comment le corps peut se retrouver dans une urne, alors que l'âme est au ciel. Moi non plus je ne comprends pas trop. Mais je crois que les rituels sont nécessaires, pour faire un deuil.
Samedi dernier, on allait porter l'urne de mon beau-père (décédé au mois de mai) dans une mausolée. C'était 4 mois après son décès. Évidemment, quand ça s'étire comme ça, on revit l'intensité de la peine, alors que ça ne faisait que commencer à s'atténuer. Puisque mes enfants sont en âge de prendre des décisions, je leur ai laissé le choix de venir ou non. Céphalo-fille ne voulait pas venir et j'ai respecté sa décision. En fait, j'aurais préféré que mes 2 enfants ne viennent pas, mais céphalo-garçon tenait à être présent; j'ai respecté cela aussi. Mais 4 mois entre les 2 rituels, c'est trop long. Même chose pour ma belle-mère décédée en mars et enterrée en juin. Trop long.
Donc, nous étions avec monsieur chose qui a installée l'urne dans le casier vitré. Juju avait écrit un mot pour son grand-père, et on l'a inséré dans le casier avec l'urne. Monsieur chose avait oublié d'amener ses prières (geez ! Tu travailles dans un salon funéraire pis tu connais même pas le Notre Père par cœur ?). Mon beau-père n'était pas vraiment croyant de toute façon... Bref, pour combler son manque, il a demandé si quelqu'un avait quelque chose à dire... Et personne n'a pris la parole. Sauf...
Céphalo-garçon a levé sa main, sûr de lui, et quand on lui a dit «oui ?», il a commencé à parler. Il a raconté comment on lui avait annoncé la mort de grand-père, et pourquoi il était mort. Il a parlé vite; une avalanche de mots, un discours un peu décousu, mais compréhensible en somme. Cela m'a confirmé, une fois plus, que les enfants (mon loulou particulièrement) ont besoin des rituels. J'étais fière de mon fils; il avait une relation bien spéciale avec son grand-père, il était proche de lui. Je suis contente qu'il ait dit les derniers mots pour mon beau-père, et je suis certaine que mon beau-père, là où il est, était plus que fier de son petit-fils. Ensuite, Théo a été le premier à prendre une photo de l'urne dans son petit casier vitré... puis tout le monde a suivi.
Merci Théo d'avoir dit les derniers mots pour grand-père... tu as une grandeur d'âme incroyable.
Et repose en paix maintenant grand-père... tu nous manques xxxx
En n'importe quel Dieu ?
Ici, papa-poulpe ne croit en rien. Maman-tentacules croit en Dieu. Céphalo-fille aussi; céphalo garçon, je ne sais pas... Mais laissez-moi vous parler de l'importance des rituels religieux.
Ici, les 2 enfants sont baptisés. Pour le reste, je voulais que ce soit leur choix. Céphalo-fille a voulu faire sa première communion. Elle est devenue une «Jesus-Freak» suite à cela, puis ça passé.
Quand ma belle-mère est décédée, j'ai voulu préparer Théo à sa mort. Je ne voulais pas inclure de dimension religieuse dans l'explication : trop abstrait. Mais je me suis vite rendue compte que c'était une nécessité... Théo avait besoin de savoir où était rendue sa mamie. Je lui ai donc dit qu'elle était au ciel. Qu'il pouvait encore lui parler et que même si elle ne répondait pas, elle pouvait l'entendre. Juste ça, et Théo était rassuré. Le service, les visites à l'église et l'enterrement, c'est très difficile pour de jeunes enfants qui ne comprennent pas trop comment le corps peut se retrouver dans une urne, alors que l'âme est au ciel. Moi non plus je ne comprends pas trop. Mais je crois que les rituels sont nécessaires, pour faire un deuil.
Samedi dernier, on allait porter l'urne de mon beau-père (décédé au mois de mai) dans une mausolée. C'était 4 mois après son décès. Évidemment, quand ça s'étire comme ça, on revit l'intensité de la peine, alors que ça ne faisait que commencer à s'atténuer. Puisque mes enfants sont en âge de prendre des décisions, je leur ai laissé le choix de venir ou non. Céphalo-fille ne voulait pas venir et j'ai respecté sa décision. En fait, j'aurais préféré que mes 2 enfants ne viennent pas, mais céphalo-garçon tenait à être présent; j'ai respecté cela aussi. Mais 4 mois entre les 2 rituels, c'est trop long. Même chose pour ma belle-mère décédée en mars et enterrée en juin. Trop long.
Donc, nous étions avec monsieur chose qui a installée l'urne dans le casier vitré. Juju avait écrit un mot pour son grand-père, et on l'a inséré dans le casier avec l'urne. Monsieur chose avait oublié d'amener ses prières (geez ! Tu travailles dans un salon funéraire pis tu connais même pas le Notre Père par cœur ?). Mon beau-père n'était pas vraiment croyant de toute façon... Bref, pour combler son manque, il a demandé si quelqu'un avait quelque chose à dire... Et personne n'a pris la parole. Sauf...
Céphalo-garçon a levé sa main, sûr de lui, et quand on lui a dit «oui ?», il a commencé à parler. Il a raconté comment on lui avait annoncé la mort de grand-père, et pourquoi il était mort. Il a parlé vite; une avalanche de mots, un discours un peu décousu, mais compréhensible en somme. Cela m'a confirmé, une fois plus, que les enfants (mon loulou particulièrement) ont besoin des rituels. J'étais fière de mon fils; il avait une relation bien spéciale avec son grand-père, il était proche de lui. Je suis contente qu'il ait dit les derniers mots pour mon beau-père, et je suis certaine que mon beau-père, là où il est, était plus que fier de son petit-fils. Ensuite, Théo a été le premier à prendre une photo de l'urne dans son petit casier vitré... puis tout le monde a suivi.
Merci Théo d'avoir dit les derniers mots pour grand-père... tu as une grandeur d'âme incroyable.
Et repose en paix maintenant grand-père... tu nous manques xxxx
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