vendredi 3 octobre 2014

Les rituels religieux

Êtes-vous croyants ?
En n'importe quel Dieu ?

Ici, papa-poulpe ne croit en rien. Maman-tentacules croit en Dieu. Céphalo-fille aussi; céphalo garçon, je ne sais pas... Mais laissez-moi vous parler de l'importance des rituels religieux.

Ici, les 2 enfants sont baptisés. Pour le reste, je voulais que ce soit leur choix. Céphalo-fille a voulu faire sa première communion. Elle est devenue une «Jesus-Freak» suite à cela, puis ça passé.

Quand ma belle-mère est décédée, j'ai voulu préparer Théo à sa mort. Je ne voulais pas inclure de dimension religieuse dans l'explication : trop abstrait. Mais je me suis vite rendue compte que c'était une nécessité... Théo avait besoin de savoir où était rendue sa mamie. Je lui ai donc dit qu'elle était au ciel. Qu'il pouvait encore lui parler et que même si elle ne répondait pas, elle pouvait l'entendre. Juste ça, et Théo était rassuré. Le service, les visites à l'église et l'enterrement, c'est très difficile pour de jeunes enfants qui ne comprennent pas trop comment le corps peut se retrouver dans une urne, alors que l'âme est au ciel. Moi non plus je ne comprends pas trop. Mais je crois que les rituels sont nécessaires, pour faire un deuil.

Samedi dernier, on allait porter l'urne de mon beau-père (décédé au mois de mai) dans une mausolée. C'était 4 mois après son décès. Évidemment, quand ça s'étire comme ça, on revit l'intensité de la peine, alors que ça ne faisait que commencer à s'atténuer. Puisque mes enfants sont en âge de prendre des décisions, je leur ai laissé le choix de venir ou non. Céphalo-fille ne voulait pas venir et j'ai respecté sa décision. En fait, j'aurais préféré que mes 2 enfants ne viennent pas, mais céphalo-garçon tenait à être présent; j'ai respecté cela aussi. Mais 4 mois entre les 2 rituels, c'est trop long. Même chose pour ma belle-mère décédée en mars et enterrée en juin. Trop long.

Donc, nous étions avec monsieur chose qui a installée l'urne dans le casier vitré. Juju avait écrit un mot pour son grand-père, et on l'a inséré dans le casier avec l'urne. Monsieur chose avait oublié d'amener ses prières (geez ! Tu travailles dans un salon funéraire pis tu connais même pas le Notre Père par cœur ?). Mon beau-père n'était pas vraiment croyant de toute façon... Bref, pour combler son manque, il a demandé si quelqu'un avait quelque chose à dire... Et personne n'a pris la parole. Sauf...

Céphalo-garçon a levé sa main, sûr de lui, et quand on lui a dit «oui ?», il a commencé à parler. Il a raconté comment on lui avait annoncé la mort de grand-père, et pourquoi il était mort. Il a parlé vite; une avalanche de mots, un discours un peu décousu, mais compréhensible en somme. Cela m'a confirmé, une fois plus, que les enfants (mon loulou particulièrement) ont besoin des rituels. J'étais fière de mon fils; il avait une relation bien spéciale avec son grand-père, il était proche de lui. Je suis contente qu'il ait dit les derniers mots pour mon beau-père, et je suis certaine que mon beau-père, là où il est, était plus que fier de son petit-fils. Ensuite, Théo a été le premier à prendre une photo de l'urne dans son petit casier vitré... puis tout le monde a suivi.

Merci Théo d'avoir dit les derniers mots pour grand-père... tu as une grandeur d'âme incroyable.

Et repose en paix maintenant grand-père... tu nous manques xxxx

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