mardi 1 décembre 2015

Enfin, novembre est fini !

Ceux qui me connaissent bien savent que je déteste novembre. Un mois où je vois mon énergie chuter, un mois où je manque de soleil et de chaleur. Normalement, décembre n'est pas mieux, mais il a au moins l'avantage d'offrir Noël, et bien que je n'aime pas Noël, cette fête rend mes enfants très heureux et ça me suffit pour l'endurer.

Hier, dernier jour de novembre, j'allais voir pédopsy pour céphalo-garçon. J'y suis allée seule. Parce que céphalo-garçon ne veut plus venir à ses rendez-vous. Sûrement parce qu'on y parle de ses comportements inadéquats. Je le comprends. Et hier, je n'ai pas insisté. Hier, il n'y avait que moi et pédopsy... en tête-à-tête. On a jasé pendant une heure. Une heure pénible, une heure où je me suis fait dire une chose qui m'a brisé le cœur. Une heure qui m'a fait remettre en question mes compétences parentales, mais aussi mon moi-même, ma capacité à gérer ma famille.

Pédopsy a laissé entendre que si la présente médication n'aidait pas céphalo-garçon, il faudrait penser à l'hospitaliser à RDP, en psychiatrie. J'ai eu mal à cacher mon étonnement, mon désarroi, et mon mépris. Même si en quelque part, bien au fond de moi, je savais que ça arriverait un jour. Alors j'ai dit : «Pour une semaine genre...» Et pédopsy a baissé les yeux, puis m'a répondu : «Non... normalement, 3 à 8 semaines si ça va bien.»

Trois à huit semaines pendant lesquelles les spécialistes se pencheront sur le cas de céphalo-garçon... Un moment durant lequel je ne pourrai le voir quand j'ai envie. Il deviendra un cobaye, sera en essai de médication et d'interventions. Bien sûr, j'ai dit à pédopsy que j'allais faire n'importe quoi pour aider fiston. Mais mon cœur de mère est en miettes, piétiné, écorché... Je me suis même surprise à penser que je devrais commencer à me détacher de mon fils, au cas où ils le garderaient pour toujours.

Je me demande aussi s'ils me rendront le même petit bout d'homme... Parce que fiston n'a pas que des défauts et des problèmes. Il est souriant, affectueux, drôle... Je l'aime comme il est, même s'il nous en fait arracher. C'est un petit garçon allumé et intelligent.

Ce n'est pas encore certain, pour l'hospitalisation. Selon pédopsy, ce n'est pas le bon moment maintenant. Mais le médecin de RDP est contacté, le dossier de Théo déjà envoyé. Évidemment, je n'ai pas parlé de ça à céphalo-garçon. Par contre, j'en ai parlé à céphalo-fille dont la perspicacité est très aiguisée...

Je ne sais pas quand (et même si) loulou sera envoyé là... Tout ce que je sais, c'est qu'on peut m'enlever mon fils n'importe quand. Et je me demande, s'il n'y aurait pas une petite place pour moi là-bas... à RDP ?
Crédit photo : Lisabelle photographie

lundi 2 novembre 2015

C'est encore lundi...

Oui encore... Un week-end qui a passé trop vite, une semaine qui s'annonce trop bien remplie...
Un lundi où fiston devait être en congé... congé déplacé à la dernière minute... Encore de l'anxiété à gérer, et probablement peut-être un aller-retour pour aller le chercher à l'école en milieu d'après-midi.
Un lundi où j'ai eu de la difficulté à me lever et marcher à cause d'un accident bête qui date de plusieurs années... Tombée sur la glace; un de mes genoux a mangé un coup dur, et plus j'avance en âge, plus ça m'handicape.

Ces temps-ci, je jongle avec les heures... papa à l'hôpital et que j'essaie d'aller visiter et ça adonne que c'est moins souvent que je le voudrais :( Ma mère aussi, que je n'aime pas laisser trop seule et pour qui je m'inquiète un peu... Les rendez-vous des enfants, le quotidien : lavage, ménage, cuisine, planning... et comme si ce n'était pas assez, un nouveau petit chien qu'on doit éduquer et mettre propre... Et le travail... Une autre semaine de fou s'annonce.

Heureusement, tout ce beau petit monde contribue aussi à faire mon bonheur. Parce que voir le sourire de mon père quand je le visite, ça n'a pas de prix. Voir ma mère contente de venir dîner, ça me remplie de bonheur. Voir mon petit chien courir partout, ça me fait immanquablement rire. Recevoir un appel de mon chum au dîner, juste parce qu'il a envie de me parler, ça me réconforte. Échanger quelques courriels avec mon éditrice, et comprendre qu'elle est dans le même état que moi, rigoler à distance et prendre un café avec elle, même si ce n'est que virtuellement, ça me donne de l'énergie !  Et mes petits céphalopodes... Les voir sourire me fait le plus grand bien... Même si céphalo-garçon était difficile à faire sourire ce matin. C'est l'ultime preuve que je me démène pour quelque chose.

Si au moins je pouvais veiller jusqu'aux petites heures, comme il y a quelques mois... Non... Ces temps-ci, je suis au pays des rêves à 23h. Je vous jure que j'essaie de trouver des bribes de positif dans tout ça... Et j'en trouve, en cherchant bien ! Mais novembre (et février) est le mois que je déteste le plus. Heureusement, on annonce un été indien... Qui a le temps goût de jouer dehors ???
J'aimerais tellement retrouver mon beat d'été, celui où l'heure du souper n'est pas prévue et respectée, là où les enfants ne sont pas squeezés entre la fin du souper et l'heure du dodo... Là où l'anxiété n'est pas au premier plan...

vendredi 16 octobre 2015

Promesse à mon nouveau petit chien

Yoshi deviendra le 5e membre de notre famille très bientôt... Pour moi, l'arrivée d'un chiot signifie qu'il sera membre à part entière de notre famille; il sera traité avec respect, et sera aimé et éduqué.

Mon cher petit chien,

Je te promets que nous allons nous occuper de toi;
Je te promets beaucoup d'amour;
Je te promets les soins de base;
Je te promets le respect;
Je te promets des gâteries;
Je te promets de l'attention;
Je te promets que tu seras traité équitablement;
Je te promets une éducation;
Je te promets un lien d'attachement, même si je m'ennuie encore de Bilou;
Je te promets une qualité de vie;
Je te promets de ne pas te laisser tomber quand tu seras un vieillard;
Je te promets que dès que ta qualité de vie sera inexistante, je te libèrerai.

J'espère de tout cœur que tu seras heureux avec nous, dans ton nouveau foyer. Je t'aime déjà tellement et j'ai hâte de partager ma vie avec toi.  Bienvenue chez toi ma petite boule de poils !

samedi 29 août 2015

Bye bye summer

Lundi, c'est la rentrée... Cela veut dire que l'été est officiellement terminé. 
Pire que ça, les outardes commencent à quitter... Ce soir, j'ai voulu aller m'assoir dehors après le souper... Trop froid pour sortir sans petite laine, et vers 20h, il faisait déjà noir... Été, tu vas me manquer...

Ma bonne humeur va me manquer; ma joie de vivre aussi. Tout ça s'enfonce très creux au fond de moi et ne ressort qu'au printemps. Plus j'avance en âge, pire c'est... Je tente de faire des efforts, mais ça tombe à plat. La seule chose qui me fait sourire l'automne, c'est le retour du comfort food : soupes, plats mijotés... Ça me fait du bien ! Les odeurs aussi... l'automne sent bon ! Mais il annonce l'hiver, et l'hiver, je le déteste. J'haïs la neige, j'ai toujours froid, j'ose à peine mettre le nez dehors.

Été, je m'ennuie déjà de toi :(
Je m'ennuie déjà de tes longues journées, de mes déjeuners dehors, du soleil qui réchauffe ma peau et de mon petit nez rougi...

Les soupers sur la terrasse, les gougounes, les pieds qui respirent... Les jupes, les camisoles et même les insectes (des vrais 747 cette année). Je vais m'ennuyer de mon potager, de ma piscine... Je suis faite pour l'été ! Et je meurs un peu à chaque automne... Et vous ? Vous vivez ça comment la fin de l'été ?

dimanche 23 août 2015

Plus d'un mois...

Plus d'un mois s'est écooulé depuis mon dernier billet. Le 13 juillet dernier, nous t'avons laissé partir mon Bilou. Je mentirais si je disais que je n'ai plus de peine... Je pense à toi tous les jours... Je pleure encore...

Théo parle déjà d'adopter un autre toutou, mais je ne suis pas prête du tout... Il doit le comprendre.

J'espère que tu es heureux au paradis des chiens... Que tu as su faire ta place et qu'il y a de la crème glacée à volonté pour toi... Nous avons ramené tes cendres à la maison, car j'avais besoin de t'avoir près de moi, même sous une forme différente :) J'ai même un petit médaillon-urne avec un peu de toi, afin que je puisse te porter près de mon coeur... Mon bon chien, je t'aime

dimanche 12 juillet 2015

Dire adieu

Il y a 14 ans, nous t'avons adopté... Tu étais si petit que tu faisais dans nos mains... Je m'étais demandé à ce moment dans quoi on s'était embarqué... Nous étions en appartement et nous n'avions pas le droit d'avoir de chien. On avait défié la règle.

Je me rappelle que papa-poulpe avait passé une nuit blanche à cause de toi lors de ta première nuit chez nous... Parce que tu pleurais. Il t'avait endormi dans ses bras. Le temps a passé, puis tu t'es fait une place au pied de notre lit... ta place. C'est encore ta place d'ailleurs, mais il y a longtemps que tu n'es plus capable de grimper tout seul. Et depuis quelque temps, tu restes souvent dans ton panier, dans la salle à dîner.



Demain, il faudra fort probablement te faire nos adieux. Et je suis tellement nulle avec les fins. On t'a élevé comme notre enfant mon Bilou... Tu te souviens, quand tu étais petit, je te traînais dans un porte-chien ventral, comme un poupon ! Plus tard, je te mettais sous la poussette de Justine lors de nos promenades... Tu adorais ça ! On a tellement tout fait pour toi mon chien, mon meilleur ami... J'ai même été longtemps à te cuisiner de la nourriture parce que tu faisais des allergies... On t'a emmené en vacances, on t'a fait garder par grand-maman quand j'ai commencé à travailler dans un bureau, pour ne pas que tu sois seul toute la journée. On t'a fait baigner dans la piscine, on t'a fait manger de la crème glacée... et récemment, on a dû te fabriquer une rampe, parce que tu ne peux plus vraiment descendre les escaliers.

Tout ce qu'on a fait pour toi, tu nous le rendais tellement bien. Tu savais quand on avait de la peine, tu venais lécher nos larmes et nous coller. Tu ne le fais plus vraiment, ça non plus. Chaque fois que je sortais, tu m'attendais devant la porte : pas question d'aller au lit avant que je sois revenue.

Mon Bilou, je ne peux juste pas croire que bientôt, je ne t'entendrai plus japper, pleurer pour avoir de la bouffe. Tu as partagé tellement de choses avec nous... Notre premier appart., notre première maison, puis notre deuxième maison... La naissance des enfants... Tu te souviens comment tu protégeais Justine ? Personne ne pouvait s'approcher quand je l'avais dans les bras. Tu as survécu à Théo qui t'a fait la vie dure, et tu lui as pardonné tous les coups reçus, les poils enlevés... Parce qu'aujourd'hui, tu l'aimes bien.

Mon bon chien, tu m'as appris à m'occuper d'un autre être vivant que mon petit moi-même... Tu as entendu mes secrets, tu as assisté à mes chicanes de couple (tu allais te cacher), tu m'as vu pleurer en cachette...

Bientôt, je prendrai la décision de te délivrer de tes souffrances, parce que je sais que tu souffres. Ne m'en veut pas Bilou... je t'aime comme un enfant. Nous avons pris soin de toi jusqu'au bout, mais je crois que tu mérites de te reposer maintenant. J'hésite encore tellement... j'ai l'impression de ne pas faire la bonne chose...
Mon bon chien, je vais toujours t'aimer, je ne pourrai jamais t'oublier... ni te remplacer.

mardi 2 juin 2015

high tech !

Ha cette technologie !
Souvent compliquée, elle me fait parfois sacrer !
Je suis toujours un peu ambivalente quant à la technologie... Elle peut sauver bien du temps, mais elle laisse souvent moins de traces...

Par exemple, dans mon jeune temps (hé hé), j'écrivais mes travaux sur des feuilles mobiles. Puis je les récrivais au propre. Plus tard, je faisais les brouillons et je tapais mes travaux à la machine. J'ai longtemps fait des brouillons sur papier avant de taper mes trucs à l'ordi. Il n'y a pas si longtemps non plus, je recevais des épreuves papier pour mon boulot. Maintenant tout est en format électronique. C'est bien, j'ai fini par m'y faire, non sans rouspéter, et maintenant je fais tout directement à l'ordi. Il m'est cependant arrivé de tout perdre à cause d'un bogue, ou d'une panne de courant. Et là, pas de brouillons donc pas de référence. Assez embêtant.

La technologie, c'est souvent (pour ne pas dire toujours) lié à la rentabilité et à la productivité. On met moins de temps sur un truc, aidé par la technologie, donc au bout de notre journée, on devrait avoir fait plus de trucs right ?

Bon. Et il y a l'instantanéité aussi. J'aime mon cell... Si je pouvais, je me le ferais greffer sur le bras. J'en suis dépendante et j'assume ! Il me permet de trouver ce que je cherche en un clic, ou en un coup de téléphone, que je sois n'importe où ! C'est vrai que ça nous permet aussi d'être joignable partout (même dans une cabine d'essayage en train de se changer lollll). Je n'ai rien contre cela vraiment. Si je ne veux pas répondre, ben je ne réponds pas. Par contre, comme je suis joignable partout 24h sur 24, ben ces fois où je décide de ne pas répondre (pcq je suis occupée, pcq je suis sur la route, etc.), c'est inquiétant !

Mon chum, après avoir tenté de me joindre par texto, cell et finalement téléphone conventionnel, me laisse un message sur ma boîte vocale : Té pas là ? Je t'ai texté ? Tu réponds pas ? Es-tu à la maison ? Je peux te joindre où ?

Lolllll ! J'étais aux toilettes !!! Bon, je trouve cela plutôt amusant et c'est moi qui ai créé ça en répondant toujours à tout le monde !

D'ailleurs, le téléphone conventionnel est un dernier recours ici, même avec mes parents qui sont des «grand-papa et grand-maman technos». Ma mère et moi, on se téléphone presque exclusivement facetime. On se parle par texto aussi :) Avec les enfants c'est la même chose. Au lieu de leur crier 8 fois de venir souper pcq ils ont les écouteurs sur les oreilles, un petit texto fait la job. Par contre, céphalo-garçon est très indépendant et il lui arrive de ne pas répondre s'il n'a pas le goût, ou de répondre : «Tu me déranges, je te flushe!»

On aime aussi les GPS qui nous permettent de trouver un endroit sans carte routière de 12X15 qu'il faut être 2 pour lire et comprendre. Toutefois, ne vous y fiez pas les yeux fermés (anyway, mieux vaut avoir les yeux ouverts au volant tsé !). Le GPS ne remplacera jamais le GBS ! Et moi, je me méfie beaucoup des GPS. Je l'installe et tout, mais je le tcheke du coin coin de l’œil, lui parle (mon esti, té mieux de pas me fourrer encore une fois !).

Il y a évidemment tout le côté lié au médical (dossiers de patients accessibles partout, par n'importe quel médecin), les inscriptions en ligne (cours, concours, au secours!) qui permettent de ne pas se déplacer et attendre des heures, tous les moteurs de recherche, le magasinage en ligne (trop facile de loader ses cartes), on a le monde au bout de nos doigts c'est le cas de le dire !

Êtes-vous technos ?

mercredi 20 mai 2015

Gestion de temps

S'il y a une chose dans laquelle je suis hyper nulle, c'est la gestion du temps. Ça me cause énormément d'angoisse et j'ai toujours peur de ne pas arriver à temps. Je suis toujours trop d'avance à mes rv, je panique quand on a une fête à organiser, me prépare trop tôt, sous-estime le temps disponible.

Au travail, je dois faire avec des échéanciers serrés, je vous épargne donc mon niveau de stress ! Je me fais des calendriers, échéanciers, note les mêmes trucs à plusieurs endroits, bref, je m'outille... ça me calme !
Cette semaine, j'ai une semaine très chargée. Je fais donc quelques trucs le soir, car j'ai peur de ne pas avoir assez de mes journées. Ce qui fait qu'en ce moment, j'ai un trou ! Je me suis même avancée sur des trucs à faire en juin. Ce n'est pas dramatique et même vraiment chouette, puisque ça allègera ma charge de travail plus tard :)

Par chance, mon chum est un peu moins stressé par le temps... pas assez je dirais même ! Ce qui fait qu'à nous deux, on arrive à une bonne moyenne d'évaluation du temps ;) Moi je panique, car trop de choses à faire en trop peu de temps... Je m'énerve parce que lui, il n'est pas assez speedé, pas assez pressé ! Ça finit toujours par lui qui me dit : «Tu vois, tu t'es encore énervée pour rien !» Ben oui ben oui ! TU AS RAISON !
Source: http://wallpaperswide.com/old_clock-wallpapers.html


Et je dois vous dire qu'en rebond à tout ça, je déteste les retards ! On ne peut pas se tromper avec le temps... On a tous la même heure, le temps, ce n'est pas subjectif ! La façon qu'on a de le percevoir oui, mais pas le temps lui-même. Je deviens donc très intransigeante quand les gens sont en retard. Moi qui est toujours en avance, je me dis qu'on peut prévoir les pépins en ajustant son heure de départ... Bref, le temps pour moi, ce n'est jamais gagné, mais surtout pas perdu !

Et vous ? Comment gérez-vous le temps ? Vous êtes un éternel retardataire ou comme moi, toujours à l'avance ?

Hey ! Bonne journée :)

vendredi 1 mai 2015

Un super système de santé !

ATTENTION ! CE BILLET EXPRIME UN RAS-LE-BOL INTENSE !

Vous savez quoi ? Depuis avant les Fêtes qu'une belle sinusite me colle dessus. Depuis avant les Fêtes, je carbure aux Advils en alternance avec des Tylenols. Je suis habituellement très tolérante à la douleur, mais là là... esti j'en peux pu. Juste pu. Aujourd'hui, j'ai des frissons dans la tête tellement ça bourdonne. Mes yeux et mon visage sont enflés. J'ai tout essayé : antibios, rince sinus (même si je déteste ça), décongestionnants, produits naturels, prières, messes noires. Rien n'y fait. Ma doc, après avoir vu mes radiographies, m'a fait un papier pour aller passer un scan. Requête envoyée depuis un mois et toujours pas de nouvelles. J'ignore quand je vais pouvoir aller le passer... Dans quelques mois sûrement, je ne suis pas un cas urgent, on s'entend. Et un scan au privé, c'est trop dispendieux pour moi.

Parlant de cas urgent, ça fait des semaines que mon père doit être opéré pour rétablir la circulation dans sa jambe. Ça c'est urgent, parce que son pied est rongé, plein de trous, comme un fromage. Il devait se faire opérer au début d'avril. Nous sommes début mai et il attend encore. Il vient de recevoir des antibiotiques, car ses plaies se sont infectées. La seule façon de le guérir, c'est l'opération, mais il attend.

Est-ce que nos dirigeants attendent eux, pour recevoir des soins ?

L'attente alimente l'hypocondrie. Car avec mes sinus jammés, j'ai aussi des vertiges et une vision trouble quelques fois. Je suis allée consulter pour ma vision. Rien à signaler selon l'ophtalmologiste qui m'a dit que c'était très normal de voir double parfois... Hé ben ! Pourtant, je n'avais jamais eu ça avant... Bref, j'attends. Mon père attend.

Céphalo-garçon aussi attend, pour des services lui.

Nous ne sommes pas les seuls qui attendent. C'est le cas de tout plein de gens, des gens qui souffrent et qui n'ont pas le choix d'endurer. Y'a des trucs qui se font très bien en privé... Des échos par exemple. À 200 quelques dollars, on paye et on se ferme la gueule. Des analyses de sang, tests d'urine... ça aussi... une couple de 100$ et on n'en parle plus. Mais le reste ? On attend.

Quand céphalo-canin a été malade cet automne, lui, il n'a pas attendu. Radios et analyses faites sur le champ. Il a été soigné rapidement, on a calmé ses douleurs aussi, et la vet a fait un suivi : appels téléphoniques, examens posts-traitements. Ça c'est du service les amis !

Dans une prochaine vie, je souhaite me réincarner en chien. Les chiens sont bien traités eux. Leurs soignants connaissent leur nom. Ma vet s'adresse à mon chien quand elle le soigne, elle le flatte... Même les réceptionnistes nous accueillent en nous appelant par notre nom... Mme B. et Bilou :) On nous reconnaît, et la vet connaît très bien les antécédents de mon animal. Voilà un système humain... Qui ne soigne malheureusement pas les humains.

Alors que moi, chez l'ophtalmo, on a ri de mes symptômes... Le médecin a même dit : quelle perte de temps ! J'avais quand même été référée par un autre médecin je vous assure. Bref, continuons d'attendre, avec le sourire hein svp ? On tolère pas des patients qu'ils soient impatients.

Sur ce, profitez du beau temps ce week-end ! Le soleil, c'est gratisssssss !

mercredi 1 avril 2015

Avril, le mois de l'autisme

Je vous en parle tous les ans à pareille date. Je le fais parce qu'il y a encore beaucoup de gens qui sont dans l'ignorance et, on ne se le cachera pas, l'autisme ce n'est pas toujours clair. Même pour nous, les parents, il y a parfois des moments durant lesquels on ne comprend plus rien. Parfois tout va bien et puis hop ! Se pointe une période difficile et on doit remonter au front. Voilà justement ce qu'on vit avec céphalo-garçon ces temps-ci.

Aussi, bien des troubles connexes peuvent être liés à l'autisme. Ici, on a beau «package deal» : TDAH, dyspraxie, hypotonie et troubles sensoriels, tout ça dans le même petit bout d'homme. On en vient qu'à ne même plus chercher d'où part le problème, l'important au fond, c'est d'offrir des outils.

Ici, maintenant, rien ne va plus à l'école pour fiston. Ça allait très bien depuis le changement de classe, mais en ce moment, c'est un peu l'enfer. On est pris dans une sorte de cercle vicieux... L'école ne veut pas d'aide extérieure, et pédopsy refuse de changer (ou de faire quoi que ce soit) la médication de Théo si l'environnement scolaire n'est pas stable. Et il y a nous, là-dedans, à la merci de ce beau système. Mais pire encore, il y a céphalo-garçon qui n'est pas bien du tout.

Parce que oui, l'autisme vient avec son lot d'attente et de grandes batailles... Quotidiennement ! L'école, les devoirs, les relations, les intérêts restreints qui causent de nombreuses frustrations, bref, on se fait aller les petites papattes pour garder la tête hors de l'eau. Et il arrive souvent qu'on en boit une tasse. Et là, je ne parlerai pas de tous les jugements, regards désapprobateurs et fous rires mesquins... parce que ça, c'est une bataille pour laquelle j'ai levé mon drapeau blanc. J'ai installé une sorte de barrière... Oui, ça me fait encore mal, mais moins qu'avant. Pourquoi je me laisserais détruire par ça ? Aucune raison. J'ai besoin de toute mon énergie pour mon fils et pour ma petite citrouille, qui est une sœur extraordinaire, qui mérite notre attention autant que son frère; ce qu'on s'efforce de lui donner en quantité égale, même si ce n'est souvent pas de la même manière.

Il y a aussi les grandes batailles intérieures, celles qu'on livre à son soi-même : je fais la bonne chose ? Je fonce ou non ? (de peur d'empirer le problème)... Et la culpabilité évidemment, cette chienne de culpabilité toujours là, qu'on choisisse l'une ou l'autre des options. Les doutes nous hantent sans cesse, à chaque problème aussi... La seule chose pour laquelle je n'ai aucun doute, c'est mon amour pour Théo. Ce qu'il deviendra ? Je n'en sais rien... S'il pourra être autonome ? Je ne sais pas. Un travail ? L'avenir nous le dira. Théo a de grandes capacités intellectuelles, mais il est freiné par son comportement.

Donc voilà notre quotidien avec l'autisme... Et il est différent de celui d'Isabelle, de Mélanie, de Caroline, de Marie-Claude, d'Annie, de Karine... À chaque enfant autiste, une réalité unique, belle et complexe.
N'ayez pas peur de poser des questions... Vous ne comprenez pas pourquoi fiston fait des bruits de bouche ? Demandez-le moi. Ça va me faire plaisir de vous l'expliquer, même si c'est la 300e fois que je dois le faire... parce que c'est en éduquant les gens que mon fils sera un jour accepté dans toute sa différence.
Merci de m'avoir lue et bon mois d'avril !

mercredi 11 mars 2015

post-relâche


Bonjour bonjour !
Comment allez-vous ? Ici ça va... il fait beau et chaud depuis 2-3 jours, on aime ça ! Comment s'est passé votre semaine de relâche ? Avez-vous relâché ? Ici, ça a bien mal commencé, mon loulou était fiévreux... Donc go à la clinique lundi. Verdict : infection de gorge et début de bronchite. J'ai voulu l'envoyer à la clinique rapidement, car on partait pour Québec le vendredi. En milieu de semaine, c'est céphalo-fille qui a attrapé un rhume... Heureusement, avec les pompes, ça finit par passer.

On devait aller au funtropolis le lundi, il a donc fallu remettre ça, au grand désespoir de mon loulou. Alors lundi on a cuvé nos microbes lollll ! Mardi, Théo était encore un peu fiévreux, on est restés à la maison, mais nous sommes allés marcher dehors, et nous sommes allés chercher des popsicles à l'épicerie pour la gorge des céphalopodes. Théo n'était pas content de sortir marcher, mais je l'ai obligé... Finalement, il était bien content et on a quand même eu du plaisir !
Mercredi, nous avions rendez-vous chez la pédopsy et nous avons été faire un tour au cosmodôme en pm. C'était vraiment intéressant, et Théo participait très bien, répondant aux questions et faisant des commentaires (pas toujours propices, mais bon ! lollll)

Le jeudi, Juju allait se faire couper les cheveux et moi faire faire ma teinture. En pm, on s'est rendus au funtropolis. Il y avait tellement de monde ! Bon ça a fait plaisir à céphalo-garçon, c'est ça l'important... Mais ayoye ! Même céphalo-fille trouvait ça trop intense.

Puis finalement, nous sommes partis pour Québec vendredi ! On avait une sortie à l'aquarium de planifié... puis un souper chez mon amie Caroline le samedi soir. Les enfants ont adoré l'hôtel (avec piscine), je crois qu'on aurait pu juste faire ça, ils auraient été contents ! La visite de l'aquarium s'est aussi bien déroulée, Théo a collaboré tout le long ! Comme c'est presque inévitable, j'ai rencontré une personne que je connais à Québec dans un resto ! Une ancienne collègue de travail (devenue une amie) et même Juju a rencontré une très bonne amie à l'hôtel !
Le souper chez ma copine s'est aussi très bien passé; même si c'était seulement la deuxième fois qu'on se voyait (on s'est connues sur un forum de scrapbooking). Encore mieux, nos enfants ont connecté dès le départ, ainsi que nos chums qui avaient plein de points en commun ! Papa-poulpe ne voulait plus partir lollll ! Mettons que ça n'arrive pas souvent que mon chum connecte comme ça avec quelqu'un ! Bref, on a eu une très belle soirée. Dimanche matin, c'était déjà l'heure du retour et les enfants étaient tristounets... Aujourd'hui, c'est moi qui est enrhumée :(

Une belle semaine sommes toutes, même si elle a été sous le signe des petits microbes !
















mercredi 25 février 2015

Faire le deuil

Hier, ça été une grosse journée pour papa-poulpe... Son père est décédé en mai dernier. C'est papa-poulpe qui a trouvé son père sans vie dans sa maison. Beau-papa-poulpe avait téléphoné ici disant à mon chum de se rendre chez lui, qu'il n'allait pas bien. Il y a 7 minutes de voiture entre nos maison. Mon chum est arrivé trop tard.

Étant donné que mon beau-père avait encore sa maison, il a fallu que mon chum s'occupe de la vendre. Ça s'est fait assez rapidement. Les nouveaux propriétaires emménagent la semaine prochaine. Pendant des mois, mon chum devait se rendre dans cette maison au moins une fois par semaine pour veiller à ce que tout soit ok, parce qu'une maison vide, il faut s'en occuper quand même. En fin de semaine dernière, il a vidé ce qui restait et hier soir, il est allé mettre les vidanges au chemin. C'était la dernière fois qu'il refermait la porte. La dernière fois qu'il mettait les pieds dans la maison de son enfance. Laissez-moi vous dire qu'il n'en menait pas large.

Comment réussir à faire un deuil quand tu dois te rendre là toute les semaines pendant des mois ? Papa-poulpe est courageux. Il a été présent pour son père jusqu'à la fin, et même après. Je ne sais pas comment il va gérer tout ça, maintenant qu'il ne doit plus se rendre à cette maison... Est-ce ce qui le tenait debout ? Est-ce que ça sera plus difficile, ou moins ? Est-ce que ce sera comme un second deuil ?

Papa-poulpe dit qu'il est ok... Mais on se fréquente depuis 21 ans et je ne l'ai jamais vu dans cet état. Il est comme un zombie. Je lui dis depuis longtemps d'aller consulter, mais il dit non, ça va passer.

Comment vivez-vous un deuil ? De quelle façon supportez-vous des proches qui en vivent un ?

jeudi 19 février 2015

Monter au front

Depuis qu'on a eu le dx pour céphalo-garçon, je ne compte plus les fois où j'ai dû me battre pour son bien-être et pour les trop nombreuses injustices dont il était victime.

Il y a deux semaines, j'ai appris qu'on ne pouvait lui fournir de transport en berline. Nous avions fait la demande parce que ça ne fonctionnait plus du tout dans le bus. La directrice de l'école semble vouloir persévérer dans la bataille... Mais moi j'abdique. De un, parce que ma situation de travailleuse à la maison me permet de le transporter, même si ça demande énormément d'organisation (je dois aussi assumer le transport pour céphalo-fille, et il n'est pas question que j'abandonne ça à cause d'un problème relatif à son frère). De deux, parce que le fait que je me charge moi-même du transport a eu un effet bénéfique sur le comportement de fiston à l'école (et à la maison aussi). Il semble moins anxieux, et n'est-ce pas ce qu'on veut tous pour nos enfants ? Qu'ils soient biens ?

Parfois je me dis que je suis lâche... Théo est relocalisé, la Commission scolaire se doit donc de fournir le transport... En même temps, je ne rajeunis pas et mon énergie pour monter au front est moins grande. Parce que je dois me battre TOUS les jours. Hier, bataille gagnée pour les devoirs. Parfois, on doit se battre pour faire accepter des imprévus, ou même pour faire respecter l'horaire imagée. On doit se battre pour l'alimentation de loulou (il a un surplus de poids, est très gourmand, on doit donc faire un suivi serré de tout ce qu'il ingère, ce qui cause de nombreuses frustrations). Je me bats moi-même aussi pour ne pas toujours finir par manger ou boire mes émotions. Et céphalo-fille a eu quelques problèmes à l'école pour lesquels j'ai dû intervenir aussi. Bon, je dis tout ça, ce n'est pas pour faire pitié ou me justifier. Je dis ça en fait parce que maintenant, je choisis de plus en plus les situations pour lesquelles je vais me battre. Justement parce que j'ai moins d'énergie, moins de «drive», je concentre mes efforts aux endroits que je juge importants. Je n'ai plus la fougue de la vingtaine ! Vendredi, je vais rencontrer les nouveaux intervenants de Théo (il a changé de classe). Je vais devoir leur demander un plan précis de ce qu'ils font avec mon loulou pour pouvoir le donner à sa pédopsy qui était révoltée qu'on l'ait changé de classe. Moi je fais confiance aux intervenants de l'école pour ce qui se passe à l'école point. Mais la pédopsy semblait trouver cela tellement épouvantable que ça m'a fait douter.

Bref, je monte au front pour mes enfants, mon mari, mon couple, ma famille et mes amis qui en ont besoin. Pour moi-même aussi, parce que si je ne le fais pas pour moi, je ne serai pas en mesure de le faire pour les autres bien évidemment. Par contre, je baisse les bras face aux situations qui demandent sans cesse que je me justifie. Je baisse les bras devant les gens qui ne m'acceptent pas et qui me grugent de l'énergie. Je baisse les bras devant les situations pour lesquelles j'ai tout fait et qui m'éclatent toujours en plein visage, me ramenant au point de départ. Tant pis si ces décisions font en sorte que certaines personnes prennent leurs distances... Je ne laisserai plus ceux qui ne veulent pas marcher à côté de nous se mettre devant nous. Et je ne les pousse plus du chemin non plus... je les contourne, tout simplement :)

Bon reste de semaine !

jeudi 12 février 2015

Mika avec l'OSM

Hier soir, j'allais voir un spectacle de Mika. J'adore Mika ! Sa musique est «hop la vie», donne envie de danser et fait sourire à tout coup ! Mais hier, c'était un spectacle bien particulier qui avait lieu à la Maison symphonique de la PDA.

J'avoue, non sans honte, que je n'avais jamais vu l'OSM... Ni même tout autre type d'orchestre. Je ne savais donc pas trop à quoi m'attendre. Quand je suis entrée dans la Maison symphonique, j'ai tout de suite été émerveillée. La salle est vaste, tellement vaste. Mes yeux ne savaient plus où regarder ! Mon nez a aussi été choyé : la salle est recouverte de bois à 70% ! Ça sentait vraiment bon ! Étant donné l'immensité de cette salle, je pouvais étirer complètement mes jambes sans qu'elles soient proches de toucher le banc avant !

Accompagné de l'orchestre, de 2 (parfois 3) choristes et d'un chœur de 15 personnes environ, Mika nous a transporté dans un monde complètement différent ! Ses chansons ont évidemment toutes été remodelées pour s'accompagner d'un orchestre de grande envergure. On a donc pu apprécier les différents octaves (ça se dit ça ?) de sa voix. Je vous jure que sa voix est d'une pureté sans reproches. Pendant tout le spectacle, j'avais le poil de bras hérissé ! Son interprétation de Rain, ma chanson fétiche, était sublime ! Il a aussi chanté quelques pièces de son prochain album ! Y'a pas à dire, on a été gâtés ! C'est un spectacle qui valait définitivement son pesant d'or. Je ne suis pas une pro de la musique, je n'y connais pas grand chose (à part de savoir qu'une flûte est un instrument à vent et qu'elle peut casser les oreilles lorsque jouée par des amateurs de moins de 12 ans ), mais j'ai pu apprécier la variété des instruments, reconnaissant les sons de plusieurs. Ça m'a d'ailleurs donné envie de retourner voir l'OSM ! Par contre, j'ai été un peu surprise de voir le chef d'orchestre faire signe de la main quand les gens frappaient dans leur mains pendant les chansons ! Je comprends, toutefois, mais j'ai refoulé un fou rire ! Pratiquement toutes les chansons de la deuxième partie du spectacle ont valu à Mika et sa troupe une ovation debout ! Les médias s'entendent pour dire que c'était un spectacle historique; je suis donc bien contente d'y avoir été. J'étais accompagnée de mon amie Élise et j'ai aussi fait la connaissance de Guylaine (je la connaissais seulement virtuellement) et j'ai passé une merveilleuse soirée !

jeudi 5 février 2015

You spin me right round baby !

Depuis mon dernier billet, céphalo-garçon a aussi été changé de classe TED. Il est maintenant dans la classe de plus vieux (8-11 ans), en plus de son intégration au régulier. Hier j'allais voir sa pédopsy pour jaser médicaments, car le comportement de Théo ne s'améliore pas. Dans le transport, c'est l'enfer. Le chauffeur n'en peut plus, loulou non plus. On a pensé à l'option berline pour transporter fiston, mais ça ne semble pas faire son affaire... il y voit une régression, puisque ça fait 3 ans qu'il est transporté en minibus... Jamais eu de problème d'ailleurs, quant à son comportement dans ce type de transport. Mais il en est autrement cette année... Et comme Théo dit :  «L'aubergine, c'est pour les bébés !» (On est passé de aubergine à auberline aujourd'hui lollll !)

Faudra lui faire avaler ça. Bref, étant donné que Théo vit plein de changements à l'école, Pédopsy ne veut pas changer la médication : trop de facteurs externes pourraient influer sur les résultats. Oui je comprends. Donc, tant que sa situation ne sera pas stable à l'école (changements de classes), Théo va continuer avec sa médication actuelle (qu'on a baissée d'ailleurs). À la maison c'est aussi très difficile... Théo s'oppose, il ne tolère RIEN. Nous allons donc devoir vivre avec ça pendant plusieurs semaines (quand Théo sera stable à l'école, nous allons introduire un nouveau médic qui prendra sûrement quelques semaines avant d'avoir son plein effet). Mais pendant ce temps, son comportement ne s'améliore pas à l'école, donc difficile de savoir si c'est dû aux changements de classes ou non... Un vrai cercle vicieux !

La même chose pour avoir un diagnostique de troubles praxiques : Pédopsy dit que c'est Ergothérapeute qui doit donner le dx. Ergothérapeute dit que ça doit être fait par un médecin; Pédopsy dit que ce n'est pas sa job. TES dit que le dx pourrait être donné par un neurologue. Baooooooon ! Tout est clair ! On se lance la balle... Pendant ce temps dans notre chaumière, Théo pète des coches, papa et maman sont épuisés et céphalo-fille devient impatiente.

Vivement la relâche : je l'attends très impatiemment ! Moi aussi j'ai la mèche courte. Avec un mal de tête qui perdure depuis bientôt 4 semaines, je n'en mène pas très large... Pour cette raison (et parce que des amies m'ont donné le petit coup de pied au derrière qu'il me fallait), je me suis réinscrite au gym. Cette fois-ci, le mot d'ordre est PLAISIR. Pas d'ambition de gros muscles ou de perte de poids. J'y vais pour ma santé mentale là. Le reste, je vais gérer ça autrement. De toute façon, la perte de poids c'est 80 % alimentation et 20 % exercices. J'ai donc refait de la zumba hier et j'aime autant ça que dans mon souvenir !

Au boulot ça va bien, tout tourne rondement. Mon projet achève et je vais vraisemblablement avoir congé à la relâche ! Au niveau personnel, beaucoup de gros projets en branle (peux pas en parler tant que ça ne sera pas fait !), mais très bientôt, il y a la St-Valentin. Faites-vous quelque chose de spécial ? Je dois avouer que je déteste ces grosses fêtes commerciales... Mais les enfants sont tellement dans le mood, que je me laisse attendrir ! Cette année c'est un samedi, on se prévoit donc un bon souper avec un dessert spécial !

jeudi 22 janvier 2015

Les blues de janvier

Moi il y a 2 mois dans l'année durant lesquels j'ai carrément les blues : novembre et février.
Cette année, j'ai l'impression que les blues de février ont pris de l'avance... Heureusement, les journées rallongent à vue d’œil !

Ici, les céphalopodes sont fatigués. Céphalo-fille croule sous les travaux et l'étude. La 5e année est une grosse année... Juju est très minutieuse et ne fait jamais rien à moitié (en soi, c'est une qualité !), mais étant donné qu'elle est aussi un peu lunatique et facilement déconcentrée, tout lui prend plus de temps. Hier, je suis allée rencontrer sa prof pour jaser de ça. Elle nous a suggéré une autre façon d'organiser le temps, ce qui devrait aider céphalo-fille. Je suis bien contente car cette année encore, j'ai une belle relation avec l'enseignante de Juju. Je la trouve un brin workaholic, mais elle est toujours ouverte à la discussion, offre beaucoup de récups, bref, à part qu'elle donne beaucoup de travail, tout est tiguidou ! Je comprends aussi que le programme de 5e année est chargé et qu'elle a le devoir de l’appliquer, donc elle jongle avec tout ça !
On devrait en venir à bout, mais disons que la semaine de relâche sera plus que bienvenue !

Pour céphalo-garçon, son retour en classe a été un peu périlleux... Nous avons augmenté sa médication. Toutefois, ça se passait plus ou moins bien à l'école et j'avais l'impression qu'il se préparait quelque chose... À vrai dire, j'étais persuadée qu'ils voulaient le transférer dans une classe de soutien émotif... et on m'a toujours dit de ne pas accepter ça... Donc je stressais un brin... J'ai demandé à la prof de Théo de me téléphoner et effectivement, il se préparait quelque chose... Ils sont en train d'intégrer Théo dans une classe régulière. Sur le coup, je suis restée bouche-bée, ne sachant pas si devais être contente ou non. Mais Théo est bien heureux de ce changement, donc moi aussi ! J'ignore si ça va fonctionner, ni si on parle de quelque chose à long terme, mais je crois que Théo pourra grandement profiter de cette expérience qui lui redonnera sans doute son estime de soi. Il est évident que ce changement amènera de nouveaux défis (nouveaux facteurs de stress pour maman et éléments anxiogènes pour loulou), mais comme on dit, on traversera le pont quand on sera rendus à la rivière !

Papa-poulpe est aussi en train de piquer du nez... Je lui ai suggéré d'aller consulter. Il n'est toujours pas remis de la mort de son papa et tout refait surface en ce moment. Les circonstances de la mort de son père ont été très dures pour lui (c'est lui qui a trouvé son papa et a essayé de le réanimer). Il ne voulait pas aller consulter sur le coup, mais en ce moment, il ne va vraiment pas bien...

Alors voilà ! En espérant que tout se tasse et que le printemps arrive !

lundi 19 janvier 2015

Blue monday

Comment allez-vous en ce blue monday ? Ici, je me console en me disant que les loulous n'ont que 4 jours d'école cette semaine. C'est très difficile ces temps-ci. Avec les 2 céphalopodes. Théo n'a toujours pas de bons comportements en classe, et ce malgré la nouvelle posologie de médication. Juju elle ne dit rien... elle travaille fort... Mais je la vois dégringoler à vue d'oeil... Elle est épuisée.

Toute la famille attend avec impatience la semaine de relâche je vais vous dire...

De mon côté, je tiens le coup : pas d'alcool sur semaine (à part une petite fois!) et j'ai même diminué ma consommation le week-end :) Fière de moi ! Je croyais que ça serait plus difficile, mais je m'en tire bien ! Le plus dur en fait, c'est de réapprendre à faire mes assiettes, car j'ai recommencé Weight Watchers. J'ai faiiiiiiiiim ! Ce n'est pas long, quand on arrête de calculer, que les portions augmentent graduellement. Ma bête noire moi, ce sont les pâtes. Je peux en manger 3 tasses facile. La portion que je me permets maintenant est une seule tasse. Quand j'ai vu ça dans mon assiette, j'ai eu le goût de pleurer. Ce n'est pas beaucoup une tasse hein... Je me suis toutefois souvenue d'un truc que je faisais, soit de mettre un tas de légumes sautés entre mes pâtes et ma sauce... Un peu plus rassasiant ! Et j'ai perdu 4, 2 lbs sur 2 semaines, donc un bon début ! Je mange mes collations religieusement et je m'assure d'avoir un tas de légumes à tous mes repas, ainsi que des protéines.

Va me rester à me réinscrire au gym. Parlant de bouger, je suis très fière de mon loulou qui a bougé à tous les jours depuis 2 semaines ! Il fait du Just dance sur la x-box et ses cours de sportball le dimanche. Il aime ça en plus ! Car lui aussi, Noël lui a rentré dans le système : 5 lbs de plus ! C'est beaucoup pour un petit céphalopode. On a recommencé la bonne alimentation (durant les Fêtes, je n'avais pas exercé grand contrôle) et il bouge, donc je ne suis pas inquiète !

Voilà ! On va essayer de se rendre en février sans trop de dégâts et en un seul morceau !

lundi 5 janvier 2015

Bonne Année ! et... le sapin a encore ses boules !

Voilà ! Nous sommes en 2015 ! Out 2014 ! Vous avez passé un beau temps des Fêtes ?

Ici, le sapin trône encore dans le salon... Pas eu le temps de le défaire ! Parce que 2 semaines de congé entrecoupées de festivités, ben ce n'est pas très long. Et puis il est beau mon sapin cette année. Je l'ai fait tôt, et je ne suis même pas tannée de le voir ! Pis pour le nombre de sacres qu'il a provoqué, faut ben qu'il soit un peu rentable non ?

J'ai quand même eu le temps de penser à l'orientation que je voulais donner à mon année (j'évite le terme «résolutions» parce que les résolutions, c'est fait pour être relégué aux oubliettes dès la fin janvier). Donc j'aimerais donner une orientation plus «santé» à 2015... Je suis encore en perte de poids (me manque quelques livres pour atteindre mon maudit poids santé). Je sais je sais, on ne devrait pas seulement se fier aux chiffres, mais bon. Ici, je fais référence à l'alimentation (je suis déjà pas pire, mais je mange encore mes émotions, et Dieu sait que la fin de l'année m'en a fait vivre de toutes sortes), mais aussi à la consommation d'alcool. Depuis un peu avant l'été, il ne s'est pas passé une seule journée sans que je prenne un petit Palm Bay ou un petit verre de vin (ou les deux). Je ne m'en vantais pas trop (ça devient gênant), mais je sais que je dois réduire. Pas que je me soulais la gueule à tous les jours là ! Non... Mais j'avais quand même besoin de ça pour relaxer... Je commence aujourd'hui; plus d'alcool sur semaine, je me réserve ça pour les week-ends. En plus, ça va donner un sacré coup de main au budget (je ne vous dit pas combien de viniers par semaine on achetait, parce que ça aussi, c'est gênant). Voilà en gros comment je veux starter 2015.

Malgré les problèmes avec céphalo-garçon qui se sont amplifiés, je peux dire qu'on a eu un beau temps des Fêtes... Théo est si gentil (charmeur, enjôleur, aimable...) quand il veut. Mais du moment que quelque chose (ou quelqu'un) le contrarie, il explose... Et ce n'est pas beau. Et il est fort. Et il dit des choses blessantes. Et ça me fait sortir de mes gonds. Et j'explose, à mon tour. Théo ne tient pas ses troubles de gestion de la colère du voisin. Ça vient de moi. J'ai beaucoup travaillé là-dessus, je suis moins prompte qu'avant, mais il m'arrive de pèter ma coche aussi et de dire des choses blessantes... de lancer des trucs.

Donc malgré tout cela, je serais restée en congé tsé... parce que je suis moins stressée. De même pour mes 2 céphalopodes, ils sont moins anxieux. Mais il faut travailler et je suis bien contente d'avoir une job dans le contexte actuel. Le prochain congé, c'est la semaine de relâche et avec un peu de chance, je devrais pouvoir en profiter moi aussi cette année !

Alors no stress pour le sapin, il retournera dans sa boîte le week-end prochain... ou l'autre !