jeudi 18 décembre 2014

Lettre à mon loulou

Je me souviens, mon petit loulou, quand tu étais encore dans mon ventre. Je t'attendais tellement. J'allais souvent me bercer dans ta chambre et pleurer doucement. J'ai fait la même chose aujourd'hui. J'ai été me coucher dans ton lit pour pleurer... mais pas pour les mêmes raisons. J'attends encore, mais j’attends ton retour de l'école, et espère que tu as eu une belle journée, sans blesser ni injurier personne. Mon loulou, tu nous glisse entre les mains. J'ai toujours eu l'impression d'être incapable de te «sizer»; j'ai toujours eu de gros problèmes à te décrire, et c'est vrai encore aujourd'hui, plus que jamais.

Un jour, lorsque je te portais encore en moi, le plafonnier de ta chambre a tombé sur le sol sans raison. En panique, j'y avais tout de suite vu un bien mauvais signe. J'avais tenté de me débarrasser de ce sentiment, essayant de raisonner le tout, mais je n'y suis jamais arrivée. À ta naissance, bien que tu avais eu un APGAR parfait, tu avais plusieurs problèmes de santé, dont plusieurs se sont résorbés. J'étais restée à l'hôpital longtemps avec toi, car de nombreux spécialistes se penchaient sur ton cas. J'étais bien loin de me douter, à ce moment, que c'était les premiers d'une très longue liste.

On a finalement pu te ramener à la maison et commencer une vie de famille, pleine de promesses, avec ta sœur. Tu étais un bébé facile. Tu étais patient, ricaneur et tu as gazouillé très tôt. Un petit virus t'avait cloué à l'hôpital vers 2 mois (6 mois ? je ne sais plus trop) et toutes les infirmières t'adoraient et voulaient te garder avec elles.

Vers un an, tu as commencé à avoir des comportements atypiques... Tu pouvais te mettre à hurler sans aucune raison. Tu ne pouvais pas tenir assis non plus (on a su plus tard que tu faisais de l'hypotonie). Quand tu a commencé à marcher, il arrivait souvent que tu t'immobilisais debout et puis pouf ! Tu tombais par derrière. Ton médecin généraliste te suivait de près étant donné tous les problèmes de santé que tu avais eus à la naissance. Puis un jour, elle nous a référé en neurochirurgie : ta tête grossissais trop vite.  Cette fois encore, nous avons vu tout un tas de spécialistes, passé plusieurs tests et l'hôpital était devenu une seconde demeure.

Ton passage en CPE ne s'est pas très bien déroulé et c'était sûrement annonciateur du déroulement de ta vie en société. C'est à partir de ce moment que j'ai réalisé qu'il n'y avait pas de place pour toi dans ce monde... Je me demande si je le pense encore... je ne sais pas. Bref, le neurochirurgien, après avoir éliminé l'hypothèse de l'hydrocéphalie (tu n'en faisais qu'un tout petit peu), nous a référé en ergothérapie. Dès la 2e visite, l'ergo m'a dit : «As-tu remarqué que Théo ne me regarde pas dans les yeux quand je lui parle? » Et là je me suis dit : Ben, il ne te connaît pas, pis té full plate avec tes maudits casse-têtes de 1970... J'ai tellement détesté cette femme Théo, t'as pas idée. Elle m'a donc dit : «On va le mettre sur la liste d'attente pour une évaluation pour un TED... Tu sais c'est quoi un TED ?» «Euh oui un peu...» «Ça veut dire autiste. Ton garçon est probablement autiste.» Je savais qu'un TED voulait dire autiste, mais je ne savais pas ce que voulait dire autiste.

Le mois suivant, on a revu le neurochirurgien et il m'a demandé si je comprenais bien ce qui se passait. Oui. Je savais. J'avais fait mes devoirs, les premiers de nombreux à venir. En lisant sur Internet, je voyais bien que tu avais des comportements «autistiques». Le mot résonne encore tellement dans ma tête... Un écho qui ne partira jamais, c'est comme un acouphène de cerveau. J'ai fait imprimer des articles, des études... J'avais une enveloppe pleine. Je m'étais armée pour convaincre ton père qui refusait de voir, et ta marraine, tes grands-parents... tout le monde. Moi qui ne voulais pas y croire, j'ai dû convaincre tout notre entourage.

Aujourd'hui mon loulou, je me retrouve encore avec ce vide, ce sentiment d'urgence, le sentiment que tu me glisses entre les mains. Malgré la médication, tu es colérique, impulsif et violent. Tu t'en prends aux autres. À l'école seulement, car ici à la maison, tu te contrôles bien. Qu'est-ce que je peux faire ? Te retirer de l'école ? Te faire l'école à la maison ? Je ne sais pas... je ne sais plus rien. Et ces jours-ci, je me demande pourquoi j'ai à vivre tout ça... J'ai sûrement blessé des gens dans ma vie, mais je n'ai tué personne, je suis pas une mauvaise fille... Un jour Théo, tu vas devoir faire ton chemin, et tu ne peux pas le faire avec des coups et des injures... À moins que j'avais raison...Il n'y a pas de place pour toi ici.

Je voudrais t'aider plus, mais j'en suis incapable. Je ne suis que ta mère. Je peux t'aimer et te supporter, mais je ne peux pas marcher pour toi. Tu es beaucoup trop lourd pour moi. Je crois sincèrement que tout mon amour ne viendra jamais à bout de toi. Et c'est infiniment triste.

Tu me déçois énormément Théo. Mais je t'aime. Et quand tu me regardes comme tu m'as regardée hier lorsque je pleurais, je sais que tu comprends ma déception, car c'est toi qui a pris mon visage entre tes mains, et qui a insisté pour me regarder longtemps dans les yeux...

lundi 15 décembre 2014

Essayages de Noël

Cette année, céphalo-fille et moi voulions être habillées pareilles pour les Fêtes ! C'est probablement la seule année que ma jolie Juju voudra jouer le jeu, donc nous sommes allées magasiner nos robes ensemble.

Une belle robe de la collection Véronique Cloutier avait retenu notre attention. Comme Juju porte maintenant des tailles de femmes, j'étais certaine qu'on sortirait de là avec ladite robe. Donc on arrive là-bas et on prend la robe dans 2 tailles chacune. Céphalo-fille essaie en premier, une taille 4, qui est sa taille habituelle. J'essaie de lui enfiler la robe sans succès... Elle ne peut même pas y entrer ses bras... Bon... On essaye la 6. Je réussis à lui enfiler, mais ça craque de partout et Juju panique : «Maman ! On va la briser ! Enlève ça... Maman je suis prise là ! Mamaaaaaaan ! Je ne peux pas l'enlever !» Moi je suis prise d'un fou rire incontrôlable et je peux à peine l'aider.

Je fais donc essayer la taille 8 à Juju, que j'avais prise pour moi. Je suis incapable de monter la fermeture éclair au niveau des hanches. Ça va pas ben... Céphalo-fille panique à la vue du chiffre 8, sachant que ça n'attache même pas. Je lui dis donc qu'elles doivent être faites petites... J'essaie la taille 10 et effectivement, rendu à la poitrine, la fermeture éclair refuse de monter. «Bon tu vois ? C'est fait très petit.» Juju refuse d'essayer plus grand, donc on abandonne l'idée et je rage contre Véronique Cloutier parce qu'à cause de ses vêtements, Juju s'est traitée de grosse.

Notre périple de magasinage s'est poursuivi pendant 3 semaines... Évidemment, Juju et moi on n'a pas les mêmes goûts (ni le même âge...). Juju n'aime pas les décolletés (et je ne parle pas d'encolures "je te montre ma craque", je parle de cols qui descendent plus bas que 2 pouces à partir du cou). Alors pas de mise en valeur de ma poitrine cette année (qui est probablement mon seul atout physique). Mais nous sommes déterminées, et rien ne va nous arrêter ! On entre donc dans 350 000 boutiques et on essaie tout ce qui nous plait à toutes les 2 (donc pas grand chose honnêtement). Nous n'avons évidemment pas les mêmes formes non plus... Ma Juju a un beau petit derrière de squatteuse, bien rebondi... moi je n'ai pas de fesses ! Je n'ai pas trop de hanches non plus; j'ai une shape de frigidaire et un bumper proéminent. Céphalo-fille n'a qu'une petite poitrine naissante, et une courbe de bas de dos assez prononcée. Bizarrement, les trucs qui ne lui vont pas bien ne me vont pas non plus... Mais quand ça refuse d'attacher, elle c'est en bas et moi en haut.

Qu'à cela ne tienne, on va trouver quelque chose ! On entre donc chez Dynamite (je ne magasine quasiment jamais là; mais on était à bout de ressources) et on fait un essayage de robe qui nous plaisait plus ou moins sur le coup... après essayage, ce fut le coup de foudre, autant pour Juju que pour moi ! Un classique, rouge et simple, qui fait pour tout âge ! On trouve aussi un legging en cuirette qu'on a décidé d'acheter toutes les deux pour le jour de l'An (d'autre magasinage pour un top qui matche, Jésus, Marie, Joseph, qu'on se complique la vie lollll !). Trouvé au Château l'entrepôt.

Après 3 semaines de magasinage donc, je serai habillée comme céphalo-fille (ou elle comme moi ?) pour Noël et la nouvelle année ! Des photos viendront, c'est un one shot deal; je n'ai pas envie de revivre ça en plus du stress des Fêtes ! Et vous ? Vous avez trouvé votre robe ?

mardi 9 décembre 2014

Temps des Fêtes et alimentation

Salut groupe !
Avec Noël et le jour de l'An s'amènent aussi les nombreux partys et les orgies de bouffe. Quand on fait le moindrement attention à son alimentation, les Fêtes sont une période qu'on peut voir arriver avec une certaine anxiété. J'avoue que depuis que je mange mieux (soit environ 3 ans), je supporte très mal certains aliments et je paie le prix quand je fais des excès : maux d'estomac, ballonnements, enflure et j'en passe. Mon système n'a plus l'habitude des gros repas pris à des heures irrégulières, du fast food (même si j'en consomme à l'occasion) et des aliments très sucrés. Il faut aussi dire que j'avance en âge ;)

Donc, pour ne pas se perdre dans toute cette bouffe inhabituellement salée et sucrée, je vous donne quelques trucs que j'essaie le plus possible d'appliquer moi-même durant les Fêtes. L'idée n'est pas de se priver, au contraire : je suis contre la privation et j'aime manger ! Seulement, tout réside dans le dosage !

Mangez avant de vous rendre à un party ! oui oui ! Mangez une soupe aux légumes et quelques protéines; ça vous évitera de vous garocher dans le buffet !

Vous allez manger toute la soirée ? Buvez beaucoup d'eau entre les services, ou même un thé ou une tisane. 

Très facile à servir (et à manger en quantité astronomique !), les petites bouchées, souvent vendues congelées, seront sans aucun doute présentes dans quelques partys. Attention ! Souvent à base de pâte, elles sont très grasses et caloriques. Si vous recevez, il sera peut-être préférable de concocter vous-même ce genre de bouchée. Oui c'est plus long, mais vous gardez un certain contrôle... Si vous êtes en visite, essayez de vous rassasier dans les plateaux de légumes avant de tomber dans ce type de nourriture : vous aurez un petit fond !

Les fromages sont une bonne source de protéines, mais ils sont souvent très gras. Ici, nous consommons presque exclusivement des fromages légers. Si vous les accompagnez de craquelins, il y a maintenant un grand choix de craquelins plus nutritifs en tablette : cherchez les grains entiers et une faible quantité de sodium.

L'alcool ! On ne va pas s'empêcher de boire hein ?! Avant de prendre une première consommation, buvez 2-3 grands verres d'eau. Buvez vos drinks lentement, et assurez-vous d'avoir de l'eau toujours à portée de main. Entre chaque consommation, prenez un verre d'eau et buvez-le tout aussi lentement.

Il y a de la dinde au menu ? remplissez votre assiette ! La dinde est une excellente protéine. Attention aux sauces et à la farce toutefois ! Accompagnez votre dinde de beaucoup de légumes et une petite portion de féculents.

Quand c'est le temps de passer au dessert, faites des choix. Le sucre peut définitivement vous faire sentir comme un lendemain de veille (fait vécu). Si vous ne pouvez vous contraindre, prenez des mini portions !

Ne gardez pas votre assiette toute la soirée. Vous avez terminé ? Jetez-là ou allez la porter dans l'évier si vous n'avez pas de la vaisselle jetable.

Mangez lentement : déposez vos ustensiles entre chaque bouchée.

Prévoyez vos jours de repas «entre-partys». Faites-vous des soupes, des potages de légumes, cuisinez des protéines maigres et des légumes vapeur, des salades-repas; coupez les féculents le plus possible ces jours-là et prenez une pause d'alcool :) Faites-vous des smoothies, des eaux fruitées et des tisanes. Continuez de boire de l'eau !

Voilà ! Des petits trucs très simples à ne pas oublier !
Bons partys !






lundi 24 novembre 2014

Profs, TES et autres passionnés...

J'ai vraiment de la chance... Non, mes enfants ont de la chance. Depuis qu'ils sont à l'école, ils n'ont que très rarement eu des profs avec qui le courant ne passait pas. En fait, ce n'est arrivé qu'une seule fois, et j'avais vite fait de faire changer fiston de classe. C'était toutefois beaucoup plus qu'une simple question de circuitage. Il est arrivé que je m'entende moins bien avec une prof de céphalo-fille, avec une prof de céphalo-garçon aussi. Mais bon... la job d'un prof, ce n'est pas de faire des beaux yeux aux parents hein... Si l'enfant est instruit convenablement, le prof a fait sa job.

Mais laissez-moi vous dire que je n'en ai jamais rencontré, des profs ou des TES qui ne font que leur job. Tous, sans exception, ont non seulement éduqué mes enfants, mais ils ont aussi transmis le goût du savoir, le plaisir d'apprendre. Ils ont pas mal tous supporté, aimé et écouté mes enfants. Ce n'est pas rien ça... Ce n'est pas vraiment dans leur description de tâche.

La prof de ma fille cette année, a tellement de cœur à l'ouvrage. C'est fou tout ce qu'elle fait pour sa classe. Je reçois souvent des courriels le samedi soir, elle fait des récups 3 à 4 fois par semaine... En allant la rencontrer la semaine dernière, je m'attendais à voir une femme cernée et un peu désabusée (on est en novembre quand même; elle attend sûrement avec impatience les vacances de Noël). Mais non... J'ai parlé avec une femme souriante, un peu fatiguée certes, mais passionnée jusqu'au bout des ongles.

Céphalo-garçon quant à lui a la même prof depuis 3 ans (classe TED) et la même TES. On se connaît donc bien ! Il y a deux semaines, la TES est partie en congé de maladie indéterminé. La prof m'a donné quelques explications, étant donné qu'on se connaît depuis longtemps et que j'avais bien vu, en début d'année, qu'elle n'était pas dans son assiette... Elle se sent coupable de laisser la classe comme ça... pourtant, elle a besoin de ce congé... vraiment. On voit donc à quel point elle est impliquée dans la classe. C'est une perle cette femme... Théo n'a pas toujours été gentil avec elle, et je ne compte plus les fois où je me suis excusée pour lui.

Donc voilà. Pour ceux qui pensent que les profs sont gras durs avec leur 2 mois de congé l'été, je peux vous certifier qu'ils mériteraient beaucoup plus... À commencer par la reconnaissance des parents, je dirais... et celle des gouvernements qui ne cessent de leur couper l'herbe sous le pied (+ de responsabilités, moins de ressources et salaires moches). N'oubliez pas que durant la semaine, nos enfants passent plus de temps en classe qu'à la maison en termes d'heures d'éveil...

Avec Noël qui s'en vient, n'oubliez pas de montrer votre reconnaissance aux profs... Je sais que tout le monde n'a pas les moyens d'acheter des cadeaux... Mais une carte, un petit mot, une tape dans le dos, une petite douceur (biscuits, caramel, chocolats faits maison)... Juste un petit quelque chose pour leur dire : je suis content que tu sois dans la vie de mon enfant.

Merci les profs, TES et autres éducateurs qui soutiennent nos enfants toute l'année... Je ne ferais pas votre job.


dimanche 23 novembre 2014

sapin 101

Bon ! Avec décembre qui arrive à grands pas, c'est le temps de jaser sapin ! Dans mon dernier billet, je vous ai parlé de mon désir de rendre le temps des Fêtes agréable pour papa-poulpe. J'ai donc commencé le sapin cette semaine question de créer une ambiance festive. Papa-poulpe se demandait bien pourquoi je voulais faire le sapin si tôt (ben t'as juste à aller lire mon blogue le grand !). Bref, après s'être gratté la tête à en perdre ses 2-3 cheveux de coco, papa-poulpe m'a finalement monté les bacs de Noël et j'ai pu me mettre au travail. Moi qui déteste Noël, mon sapin est prêt. Là là... avant-dernière semaine de novembre.

Donc, depuis quelques années, je fais des sapins avec de la tulle (mesh, ou appelez-ça comme vous voulez; moi cette année, j'ai appelé ça de la marde). C'est Miss Caprice qui m'avait suggéré d'aller suivre un cours de sapin chez Botanix. Cette année, c'est comme si j'avais eu besoin de me faire rafraîchir la mémoire... Rien ne fonctionnait ! Part d'un sens, part de l'autre, attache, détache, monte dans l'escabeau, redescend, recule un peu pour voir... Cal**** de tab******

Remonte dans l'escabeau, défait tout, redescend, reprend le boutte et remonte dans l'escabeau. Quelques fois comme ça. Céphalo-fille voulait me filmer faire le sapin... No way ! Je vais sacrer pendant 2 heures que je lui ai dit... et j'avais raison. Donc l'esti de tulle cette année, ben je l'ai mise de l'autre sens, à la verticale ! FUCK it ! Ben j'ai recommencé quand même quelques fois ! C'était pas égal à gauche et à droite... Donc, défait, refait, recule pour voir... non ! l'espace n'est pas égal d'un bord et de l'autre ! Grrrrrr ! Une chance que je n'ai pas eu à me battre avec les lumières cette année, parce que je pense que j'aurais mis le feu dans le sapin !

Bon faque ça, c'était l'étape 1. L'étape 2 s'est réalisée un autre soir... Hier soir. On met les décos. Céphalo-fille était toute énervée. On soupe et on fait ça tout le monde ensemble, avec de la musique de Noël tsé... Pour l'ambiance festive. Donc on mange une bonne fondue et la soirée s'annonce magique. Toutefois, je me pogne big time avec papa-poulpe durant le souper. Et ça barde... fort ! Et maman-tentacules sacre son camp (The tour de char thérapie). Faque je reviens pour ne pas scraper complètement la soirée des enfants et je déclare qu'on va mettre les estis de décos DANS LA JOIE ! Pis avec MA musique (sous menace de retourner dans mon char) ! Out le Petit papa Noël et son renne alcolo.

Passe pis repasse après les enfants (qui ne connaissent pas trop le concept de symétrie)... Ben en fait, céphalo-garçon n'a pas placé grand chose... Ce n'est pas son trip les décos. Il est venu dire un «aaaaaaaaaaahhhhhh !» quand ça été fini. Ajoute des trucs, les retire, les remets... Place une boule à droite, non ça va pas là... à gauche ? Nope ! Tiens en bas complètement ! Et j'ai dû replacer le top 40 fois (monte et descend l'escabeau) pour finir par aller au Home Sense ce matin me chercher des cossins pour gosser un top qui me plairait plus...

On a terminé aujourd'hui avec la déco du foyer et de la chambre des enfants (céphalo-fille avait «scotchtapé» des lumières de Noël sur ses murs paints-depuis-pas-longtemps-par-moi-même-tu-seule, faque j'ai rectifié le tir tsé). Donc Nowel, une chance que c'est juste une fois par année... ça teste mes nerfs et ça fait monter ma pression.








lundi 17 novembre 2014

Y neige... y neige dewors...

Ah ! comme la neige a neigé !
Ma vitre est un jardin de givre.

Ah ! comme la neige a neigé !
Mon humeur est de givre !

Je déteste l'hiver. Novembre est le pire mois de l'année pour moi (suivi de près par février). J'haïs le froid... mes bouts de doigts et d'orteils gèlent à rien. Si du vent entre dans mes oreilles, j'en ai pour une semaine à avoir mal. Bon... C'est ça.

Hier matin, il neigeait quand je me suis levée.

Les deux petits céphalopodes étaient bien énervés. Maman-tentacules elle, encore plus bougonne qu'à son habitude. Vite, vite ! un café, double ! La neige annonce Noël, Gribouille le lutin et autres trucs du genre qu'on revit année après année. Je n'aime pas Noël. Depuis longtemps, j'ai perdu les étoiles dans mes yeux qui ont doucement été remplacées par un stress intense. Ben anxiogène les Fêtes pour moi. Peut-être parce que ma grand-maman est décédée un 27 décembre... il y a bien longtemps, mais mon cœur de petite fille a été changé à tout jamais. Et cette année, le récent décès de mon beau-père affecte beaucoup notre famille... Papa-poulpe est triste et n'a pas le goût de fêter; c'est compréhensible d'ailleurs.

En bonne épouse (et bonne mère), parce que je sais que ça sera difficile pour tous, j'essaie de trouver des trucs pour que les adultes de la maison retrouvent leur cœur d'enfant. Nous sommes donc allés acheté chacun une déco pour le sapin; ce sera une nouvelle tradition : on le fera à tous les ans. J'ai un nouveau sapin aussi, que nous avons monté ce week-end. Pas décoré encore, mais ça va venir !
Image prise ici : http://www.votretourdumonde.com/ou-passer-noel-letranger/

Pourtant... pourtant cette année, je vois j'essaie de voir les Fêtes autrement. Un petit quelque chose me pousse à vouloir aimer Noël et à le rendre beau. Parce que je veux que les miens soient heureux. Je veux que papa-poulpe sente qu'on l'appuie et qu'on l'aime. Je veux voir des petites étoiles dans ses yeux, même si elles sont minuscules, ce n'est pas grave. Comment recréer cette magie ? Je ne sais pas encore exactement.

Je retourne à la neige. Je déteste  n'aime pas trop la neige. Mais céphalo-fille s'émerveille tellement devant le paysage blanc que ça me fait sourire. Céphalo-garçon qui attrape des flocons avec sa bouche, je trouve ça attendrissant... et je me dis qu'ils ont droit à la magie... ils sont tout petits encore, pourquoi leur enlever ça ?
Je veux voir leurs yeux briller tout plein, je veux qu'ils regardent le sapin durant des heures en se jasant de tout et de rien, comme je faisais avec mon frère quand j'étais petite. Je veux que ma maison sente la tarte aux pommes, qu'elle brille de partout ! Je veux que papa-poulpe rentre le soir en souriant. Je veux qu'on se pitche des boules de neige !

Donc cette année, je vais travailler très fort sur mon humeur, sur ma perception des choses... Et en profiter pour réapprendre à aimer la neige et les Fêtes. En profiter aussi pour être reconnaissante... Êtes-vous reconnaissants ? Je suis reconnaissante d'avoir une aussi belle famille. Reconnaissante d'avoir un conjoint que j'aime encore autant, sinon plus, après toutes ces années. Reconnaissante d'avoir des parents présents pour nous, un frère tout aussi présent et aimant, une filleule devenue récemment une maman et dont je suis tellement fière... Des amis formidables... C'est un peu ça la magie de Noël non ?

Voilà mon mandat pour les Fêtes et l'hiver 2014-2015. Et vous ? Comment aimez-vous l'hiver ? Les Fêtes ?

jeudi 6 novembre 2014

Le statut de proche aidant

Le rôle de proche aidant fait jaser ces temps-ci. Une copine à moi, Julie Philippon, a publié un billet récemment sur cette problématique (voir l'article ici).

Je ne m'étais jamais questionnée à savoir si mon rôle était celui d'un proche aidant, relativement à céphalo-garçon et à son diagnostique d'autisme (et de TDAH, plus récemment). Aux yeux du gouvernement, Théo est un enfant handicapé (je retire la rente). Mais je n'ose jamais dire que mon fils est handicapé... Pourquoi ? Parce que je le vois avec mon cœur de maman. Je dis enfant à défis, à besoins particuliers, différent. Le mot handicap ne fait pas partie de mon vocabulaire quand je parle de mon loulou. Dans ma tête, un handicapé se déplace en chaise roulante, un point c'est tout. Et pourtant...

Voici deux définitions du mot handicap, qui, ma foi, servent bien le cas de Théo.

  • Infirmité ou déficience, congénitale ou acquise.
  • Désavantage souvent naturel, infériorité qu'on doit supporter. 

 Donc oui. Mon enfant est handicapé. Mais dans le flot de tâches quotidiennes, il m'arrive d'oublier son (ses) handicap. Par exemple, quand je lui mets ses bas parce que ses problèmes de motricité ne lui permettent pas de faire cette tâche lui-même. Quand je le lave dans son bain, quand je lave ses cheveux, attache son manteau. Céphalo-garçon a huit ans et les tâches que je viens d'énumérer devraient se faire aisément pour lui. Ce n'est pas le cas. Récemment, on a attiré mon attention sur la démarche de fiston. Théo marche comme un enfant de trois ans. Il ne semble jamais bien solide sur ses jambes, n'alterne pas les jambes quand il descend des escaliers... Il est maladroit, n'a aucune coordination.

On a mis beaucoup d'emphase sur les problèmes de comportement, les besoins sensoriels. Pas grand chose n'a été fait quant à la motricité globale et c'est beaucoup au niveau social que ce manque va se manifester. Théo court mal, n'a aucun talent dans aucun sport... juste monter et descendre de l'autobus est une lourde tâche pour lui. Il commence d'ailleurs à subir les moqueries des autres enfants relativement à ce (oui, oui !) handicap.

Ici, il y a plusieurs intervenants au dossier : ergothérapeute, pédopsychiatre, éducatrice spécialisée, travailleuse sociale, orthophoniste (via l'école). Tout ce beau monde nous donnent des trucs, exercices à faire, choses à mettre en place. Nous sommes bien chanceux tout de même, car à certains endroits du globe, les personnes autistes n'ont même pas droit à l'éducation !

Premièrement, il faut avoir du temps et de la disponibilité pour rencontrer tout ce beau monde-là. Ça représente facilement quelques heures par semaine. Une fois les recommandations faites (écrites bien souvent, car maman-tentecules n'a plus la mémoire aussi vive qu'à 20 ans), il reste les parents avec leur enfant... et son handicap. Quelques jeux de rôle donc, après celui de chauffeur, accompagnateur, receveur; nous devenons des ergos, orthos, pédos, name it !

Ha oui ! Et il faut être un parent aussi ! Un simple parent qui nourrit, aide, supporte... mais surtout qui aime. Et c'est ce rôle particulier que je préfère... Celui que je tente de jouer le mieux. Il m'arrive donc parfois consciemment de ne pas faire faire à Théo les exercices proposés par l'ergo (non sans grand sentiment de culpabilité)... Juste parce que Théo a son voyage après une journée d'école, ou juste parce que dans le tourbillon de la vie familiale, je préfère prendre un petit moment pour le coller, le chouchouter, ou jaser avec lui.

Et dans tout ça, il y a céphalo-fille, à qui j'essaie de donner autant de temps et d'attention, et qui a souvent besoin de moi aussi. Et mon chum; la vie de couple est bien bas sur la liste malheureusement.

Donc oui, je suis la proche aidante de mon enfant. Et à cause de la nature de son handicap, je le serai fort probablement toute ma vie.

jeudi 30 octobre 2014

La solitude du travailleur

Ça fait 10 ans (un peu plus peut-être) que je suis à mon compte. Je travaille de la maison. J'adore ça ! Je suis là pour les enfants, le matin et le soir, pas de trafic à me taper, pas de vêtements de travail à m'acheter (pis si je mets le même chandail 2 jours de file, ça ne dérange que moi !). Je peux partir du lavage avant de commencer ma journée, popotter sur mon heure de dîner, bref, beaucoup d'avantages.

Par contre, il y a bien quelques inconvénients. Les contrats ne sont pas toujours très longs (ça fait 2 ans que je ne travaille pas du tout l'été), on n'a aucune sûreté, pas de fonds de pension, pas vraiment droit au chômage (c'est très cher si on veut pouvoir y avoir droit) et surtout, on est seul.

J'aime bien travailler seule... Je n'ai pas la même pression que si je travaillais dans un bureau. Le stress des fins de projets est de plus en plus dur à gérer pour moi (l'âge, probablement !), donc c'est un plus de pouvoir le vivre dans mon environnement. Par contre, il peut se passer plusieurs jours avant que je parle à quelqu'un de vive voix, les échanges se faisant souvent par courriel. Puisque je fais le même métier depuis toujours, je sais où je m'en vais et je ne suis pas vraiment supervisée, donc pas d'appels surveillance bien souvent.

Tous mes collaborateurs ont des horaires assez conventionnels; je dois donc être disponible durant les heures de bureau pour répondre aux questions et gérer les problèmes s'il y a lieu. Mon horaire est donc plus ou moins malléable. Aussi, c'est parfois difficile de ne pas répondre au téléphone qui sonne après les heures que je me suis fixées... Même chose pour les courriels, et la ligne entre la vie personnelle et professionnelle est bien mince.

Depuis quelques années, je souffre beaucoup de solitude (ça aussi c'est peut-être l'âge, car au début, je ne ressentais pas vraiment ça). Je ne participe pas aux partys de Noël ni aux autres événements sociaux du bureau. Pour cette raison, j'aimais beaucoup aller m'entraîner le soir. J'ai mis fin à mon abonnement au gym récemment pour plusieurs raisons; je me trouve donc encore chez moi. Je sors aux 2 semaines avec une amie, un petit temps bien à moi, et je vais parfois prendre un café chez mes parents après avoir couché les petits céphalopodes. Mais je me rends compte que comparé à avant (je m’entrainais 4 fois par semaine), ma vie se résume aux 4 murs de ma maison. Ça devient un peu lourd et surtout à ce moment-ci de l'année : je déteste novembre... et février... ce sont les 2 pires mois de l'année pour moi. Je devrais me trouver une autre activité; pas facile ça non plus !

Ceci dit, je ne retournerais pas travailler à l'extérieur. J'aime beaucoup trop être présente pour mes enfants. Tout le monde ne peut se permettre ce luxe, je suis bien chanceuse au fond :)
Donc, quand un petit moment de solitude intense se pointe, j'essaie de voir le côté positif de mes choix !

mercredi 29 octobre 2014

Propre ?

Ha ! Les couches ! On a donc hâte, lorsque nos enfants approchent l'âge, de se débarrasser des maudites couches ! Parfois on presse le pas un peu, parfois c'est l'entourage qui pousse (lire ici la garderie, ou l'entourage immédiat).

Moi je n'ai jamais été une pousseuse. Je n'aime pas ça. Je crois que lorsque l'enfant est prêt, il nous le fait savoir. Je n'ai pas eu vraiment de problème avec céphalo-fille, même si je l'ai laissée aller à son rythme. On m'a un peu «orientée» alors qu'elle fréquentait le CPE; je me demandais d'ailleurs pourquoi on se mettait le nez dans ma façon d'éduquer mon enfant, mais sommes toutes, ça s'est bien passé.

Pour céphalo-garçon, ça été très long ! Il porte encore des couches la nuit, d'ailleurs, même s'il est propre de jour depuis un petit bout. Que dis-je... portait !

Théo avait mal aux fesses depuis un petit bout. Le fait qu'il passe ses nuits dans des couches de pipi lui a causé des champignons. Dans la nuit d'avant-hier, il s'est réveillé toute la nuit tellement ça lui faisait mal... Je me suis résolue à lui enlever sa couche pour le soulager. Il était tellement insécure, que ça l'a empêché de dormir ça aussi... Il allait aux toilettes aux dix minutes... Hier, ne sachant plus quelle crème mettre et comment le soulager, je l'ai envoyé voir le doc avec papa-poulpe. Théo savait que les couches de pipi causaient son mal de fesses... Mais l'entendre dire par un doc, ça l'a secoué je crois. On n'a donc pas mis de couches hier. Et surprise ce matin, pas de réveil cette nuit et... pas de pipi au lit !

J'espérais qu'il fasse sa nuit sans pipi au lit... Je me demandais bien comment il allait faire pour gérer cet «obstacle»... Je ne veux pas parler d'échec; c'est possible qu'il s'échappe dans les prochaines nuits. Chose certaine, je ne lui remets plus de couches... et je vais prier fort !

lundi 20 octobre 2014

TOC TOC TOC ?

Connaissez-vous les TOC (troubles obsessionnels compulsifs )? Vous connaissez quelqu'un qui en a? Ou vous-mêmes peut-être en avez?

Il faut savoir que le TOC est une forme de trouble anxieux. Je crois que la majorité d'entre-nous en ont; par contre, c'est à divers degrés. Étant plus jeune, je tolérais mal le «désordre». Tout devait être minutieusement classé, selon un ordre logique : mes trucs de Barbie, mes collections de toutes sortes... J'avais aussi un tic «verbal», je faisais des petits sons de fond de gorge, un petit bruit aigu... Ça agaçait terriblement mes parents! Mais c'était plus fort que moi : je devais faire ça, sinon le cœur me débattait à 100 mille à l'heure. J'ai rongé mes ongles longtemps aussi, je fais encore craquer mes doigts...

Quand j'ai déménagé en appartement, je me souviens que je passais derrière mon chum systématiquement s'il avait le malheur de déplacer un bibelot (ne serait-ce que de quelques centimètres). Les livres de ma bibliothèque étaient en ordre de grandeur, ma vaisselle aussi, mes cannages... tout était classé et si quelqu'un déplaçait mes choses, je repassais derrière.

De plus, j'avais beaucoup de rituels : me lever du lit toujours de la même façon, faire toujours mes tâches dans le même ordre. Mes brouillons de travaux universitaires étaient «spic and span» ! Pas de ratures, de lettres mal formées. Si la queue d'un a dépassait la ligne, j'effaçais. Puis, je tapais mon brouillon à l'ordi.

Évidemment, avec les enfants, tout ça s'est estompé un peu, car on s'entend que si j'avais continué d'être aussi intense, je serais devenue folle ! Par contre, depuis quelque temps, beaucoup de mes manies sont revenues...

Dans mon placard et mes tiroirs, tout est classé par type, puis par couleur. Même chose avec les enfants. Ça par contre, je perds le contrôle assez vite (pour céphalo-fille du moins, mais j'ai encore le contrôle des vêtements de céphalo-garçon). Mais la première fois que j'ai expliqué mon classement de vêtements à papa-poulpe, il m'a regardé comme si j'étais une extraterrestre ! Peut-être pour cette raison qu'il n'a jamais voulu ranger les vêtements des enfants !


Je ne dirais pas que tout ça mine ma vie (ni celle des autres j'espère), mais comme je suis aux prises avec ça depuis vraiment longtemps, je me suis questionnée... juste pour valider mon intensité ;)

Voici un site sur le TOC que vous pouvez consulter http://www.fondationdesmaladiesmentales.org/la-maladie-mentale.html?t=2&i=6


mardi 14 octobre 2014

Question d'espace... et d'équilibre

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais depuis la naissance de mes enfants, je n'ai plus d'espace à moi. Bon ok... je suis probablement la seule personne au monde qui s'est laissée envahir de cette façon !

Dès que céphalo-fille a commencé à ramper dans la maison, c'était le début de la fin. La fin de mon espace, de mes limites. À ce moment, je l'avais fait parce que je le voulais bien... Pis bon, y'a des trucs pour lesquels on n'a pas trop de choix. Donc, dès que la jeune rampante de la maison a commencé à se rendre partout où elle voulait, ma cuisine s'est transformée en piste de course pour bébé. J'y avais étendu une grande douillette (qui couvrait la majeure partie de mon plancher); ça me donnait bonne conscience même si céphalo-fille la repoussait toujours, préférant s'aventurer sur la céramique froide. S'ajoutait à cela deux mégas gros bacs de jouets, la chaise haute et la balançoire de bébé. Même la poussette a déjà pris racine dans mon salon ! La deuxième chambre servait aussi de salle de jeu à cette époque. Sans parler de la salle de bain, avec des bacs de jouets d'eau. Et je vous jure que ma maison n'est pas si grande que ça !

Puis est arrivé céphalo-garçon. Comme je voulais que les enfants aient une place égale, je n'ai pas divisé l'espace en deux (je suis vraiment nulle en maths !), mais j'ai plutôt multiplié la superficie qui leur était accordée. Aussi, ma fille perdait sa salle de jeu, devenue une chambre de petit frère... Donc plus de bacs dans la salle à dîner et dans le salon. À la vue de tous.

Quand les enfants ont été assez vieux, j'ai voulu récupérer ma salle à dîner et on a fait une salle de jeu au sous-sol pour y descendre quelques trucs. Mais n'étant pas assez vieux pour jouer seuls sans surveillance, on a remonté des trucs au salon (et un peu dans la salle à dîner). En vieillissant, les enfants n'ont cessé de s'étendre... jusque dans notre chambre à coucher même!

Cette année, céphalo-fille a eu 10 ans. Dix ans que je n'ai plus ma place dans ma maison. Même dans mon bureau, il y a de la place pour eux (bon c'est pratique quand je dois travailler et qu'ils sont en congé). Mais mon équilibre mental était en train de foutre le camp. Et arriva ce qui devait arriver : maman-tentacules a pèté sa coche solide. Depuis cette journée, je suis en mode épuration... Et c'est long... très long. Je n'ai pas fini. Mais quand je vais avoir terminé ce que je veux faire, je vous jure que tout le monde aura son petit espace, moi comprise. Déjà, les enfants n'ont plus le droit de se laisser traîner dans ma chambre à coucher : ce que j'y trouve prend le bord des poubelles... sans pitié. J'ai encore réorganisé mon salon ce week-end... Tant que mes rénos ne seront pas faites, je ne verrai pas la lumière au bout du tunnel, mais ça s'en vient. Presque tout est caché maintenant du moins.

On peut dire que je paye aujourd'hui mes erreurs d'hier, mais il n'est jamais trop tard pour bien faire hein ! Et je commence enfin à respirer. Le sous-sol est toujours aussi plein de trucs, mais ça aussi, on y travaille petit à petit. J'ai vraiment hâte de retrouver ma place; c'est un travail de tellement longue haleine... Avec tout ça, j'ai aussi l'impression de retrouver mon équilibre, mon air... Je ne dis pas que mes enfants n'auront plus de place; loin de moi cette idée. Mais je veux que les pièces de la maison reprennent leur fonction initiale...au minimum !


Et de votre côté, vous vous sentez envahis de la sorte ? Parfois ? Souvent ?

:)

dimanche 5 octobre 2014

Les thérapies pour décompresser

Il va sans dire, nous les mamans-tentacules, on a beaucoup à gérer : les enfants, les repas, les communications scolaires, la maison, le budget, bref, on en a plein les tentacules ! Certaines d'entre-nous ont un conjoint pour alléger ces tâches, mais bien d'autres se débrouillent seules. Certaines ont des conjoints, mais autant de trucs à gérer (mais ça, ça a fait l'objet d'un précédent billet, on ne reviendra pas là-dessus; des plans pour que papa-poulpe demande le divorce !).

Alors, que faites-vous pour décompresser ? Prenez-vous du temps juste pour vous ? Vos tentacules ont-elles l'occasion de s'alléger de temps à autre ? Voici donc mes thérapies :) Attention ! Je ne dis pas que ce sont les meilleures ! Mais ce sont les miennes, celles qui m'aident à faire le vide et/ou à retrouver ma bonne humeur !

The tour de char thérapie

Moi j'aime bien rouler ! Quand je me pogne les tentacules avec papa-poulpe, que j'ai eu une mauvaise journée ou que je file so so, je pars avec ma voiture, la musique dans le tapis (la pédale aussi... oh pas trop quand même !) et je roule. N'importe où et souvent à n'importe quelle heure. Cette thérapie, je l'utilise (presque) toujours sur le coup d'une impulsion. Genre (très) souvent après une chicane avec papa-poulpe. Ça m'évite de dire des choses que je pourrais regretter ou pire encore, d'éclater et de vider mon trop plein devant les enfants.

The Palm Bay/vino thérapie

Celle-là je l'aime :) Je l'utilise quand je suis stressée, fâchée, ou que la soirée s'annonce ardue. Un petit Palm Bay, c'est bon pour les nerfs ! Ça calme, et je retrouve toujours mon sourire ! À ne pas utiliser avant The tour de char thérapie, toutefois ! La vino thérapie est utilisée aux mêmes fins, mais plus tard, pendant le souper ! Cette thérapie fonctionne aussi très bien quand on veut juste célébrer l'arrivée du week-end, qu'on reçoit à souper, qu'on fait du ménage, qu'on est fier de nos enfants, notre conjoint, notre animal domestique... Juste parce que la vie est belle... Bref, c'est la thérapie passe-partout.

The shopping thérapie

Cette thérapie peut causer des dommages... Mais bon, tout se ramène au magasin le lendemain, donc rien d'irréparable ! Alors quand je file down, ben down, c'est ma thérapie chouchou ! Quand je suis fière de moi aussi ! Je me récompense souvent de cette façon. Je récompense les autres (ou leur remonte le moral) comme ça aussi. Juste faire attention de ne pas transmettre ce vice aux enfants... Moins le fun un peu.

The je sue ma vie thérapie

Celle-là n'a que des effets positifs... En plus de faire perdre des calories, l'exercice stimule la production d'endorphines, qui sont associées au plaisir. On revient donc avec le sourire et un surplus d'énergie, même si on a couru pendant une heure ! Il m'est donc arrivé d'aller courir ma vie, jusqu'à ce que je doive m'asseoir sur le trottoir, pour vider un trop plein (ça arrive quand le gym est fermé et/ou que je ne suis pas en état d'aller rouler en voiture à cause de The Palm Bay/vino thérapie). Quand le gym est ouvert, je fais de la zumba, du yoga, je lève des poids (très lourds quand j'ai vraiment besoin de me calmer les nerfs, moins lourds quand c'est juste pour le plaisir).

The popotte thérapie

Celle-ci aussi n'a pratiquement que des bienfaits (à part la montagne de vaisselle qu'elle laisse). J'adore cuisiner et quand je n'ai pas trop le feu au derrière, je peux allumer mon four et popotter plein de trucs; ça me relaxe et c'est un super bon vide-tête. Souvent, elle s'utilise conjointement avec The Palm Bay/vino thérapie. Évidemment, je n'ai pas recours à cette thérapie quand je suis vraiment énervée, car ça peut causer des dégâts !

The Facebook/blogue thérapie

Aller chiâler ma vie sur Facebook ou sur mon blogue est aussi une thérapie que j'affectionne. J'ai toujours écrit, depuis que je suis toute petite ! J'avais des journaux intimes (des tonnes), j'écrivais des lettres (que souvent, je ne donnais même pas au destinataire), bref, je n'ai fait que transposer ce que j'ai toujours fait dans les médias sociaux. Mais attention ! Le public est pas mal plus large que le seul lecteur de ses journaux intimes (c'est-à-dire soi-même)... Un peu de censure est donc souhaitable. Un peu de difficulté avec ça moi, surtout quand j'écris sur le coup d'une émotion. Heureusement, j'ai des amis qui me ramènent à l'ordre en m'invitant à effacer tel ou tel propos, avant que la police débarque chez nous ! Humph :D



Bon, ça ressemble à ça ! Et vous ? Quelles sont vos thérapies ?

vendredi 3 octobre 2014

Les rituels religieux

Êtes-vous croyants ?
En n'importe quel Dieu ?

Ici, papa-poulpe ne croit en rien. Maman-tentacules croit en Dieu. Céphalo-fille aussi; céphalo garçon, je ne sais pas... Mais laissez-moi vous parler de l'importance des rituels religieux.

Ici, les 2 enfants sont baptisés. Pour le reste, je voulais que ce soit leur choix. Céphalo-fille a voulu faire sa première communion. Elle est devenue une «Jesus-Freak» suite à cela, puis ça passé.

Quand ma belle-mère est décédée, j'ai voulu préparer Théo à sa mort. Je ne voulais pas inclure de dimension religieuse dans l'explication : trop abstrait. Mais je me suis vite rendue compte que c'était une nécessité... Théo avait besoin de savoir où était rendue sa mamie. Je lui ai donc dit qu'elle était au ciel. Qu'il pouvait encore lui parler et que même si elle ne répondait pas, elle pouvait l'entendre. Juste ça, et Théo était rassuré. Le service, les visites à l'église et l'enterrement, c'est très difficile pour de jeunes enfants qui ne comprennent pas trop comment le corps peut se retrouver dans une urne, alors que l'âme est au ciel. Moi non plus je ne comprends pas trop. Mais je crois que les rituels sont nécessaires, pour faire un deuil.

Samedi dernier, on allait porter l'urne de mon beau-père (décédé au mois de mai) dans une mausolée. C'était 4 mois après son décès. Évidemment, quand ça s'étire comme ça, on revit l'intensité de la peine, alors que ça ne faisait que commencer à s'atténuer. Puisque mes enfants sont en âge de prendre des décisions, je leur ai laissé le choix de venir ou non. Céphalo-fille ne voulait pas venir et j'ai respecté sa décision. En fait, j'aurais préféré que mes 2 enfants ne viennent pas, mais céphalo-garçon tenait à être présent; j'ai respecté cela aussi. Mais 4 mois entre les 2 rituels, c'est trop long. Même chose pour ma belle-mère décédée en mars et enterrée en juin. Trop long.

Donc, nous étions avec monsieur chose qui a installée l'urne dans le casier vitré. Juju avait écrit un mot pour son grand-père, et on l'a inséré dans le casier avec l'urne. Monsieur chose avait oublié d'amener ses prières (geez ! Tu travailles dans un salon funéraire pis tu connais même pas le Notre Père par cœur ?). Mon beau-père n'était pas vraiment croyant de toute façon... Bref, pour combler son manque, il a demandé si quelqu'un avait quelque chose à dire... Et personne n'a pris la parole. Sauf...

Céphalo-garçon a levé sa main, sûr de lui, et quand on lui a dit «oui ?», il a commencé à parler. Il a raconté comment on lui avait annoncé la mort de grand-père, et pourquoi il était mort. Il a parlé vite; une avalanche de mots, un discours un peu décousu, mais compréhensible en somme. Cela m'a confirmé, une fois plus, que les enfants (mon loulou particulièrement) ont besoin des rituels. J'étais fière de mon fils; il avait une relation bien spéciale avec son grand-père, il était proche de lui. Je suis contente qu'il ait dit les derniers mots pour mon beau-père, et je suis certaine que mon beau-père, là où il est, était plus que fier de son petit-fils. Ensuite, Théo a été le premier à prendre une photo de l'urne dans son petit casier vitré... puis tout le monde a suivi.

Merci Théo d'avoir dit les derniers mots pour grand-père... tu as une grandeur d'âme incroyable.

Et repose en paix maintenant grand-père... tu nous manques xxxx

lundi 29 septembre 2014

Je suis tombée dans les pommes !

Haaaaaaa, l'automne !
La sortie par excellence à faire : visite au verger ! Ça tombait bien, puisque j'avais gagné des billets pour le labyrinthe du verger Labonté, gracieuseté du groupe Facebook Tous à vos chaudrons. Cet endroit étant assez loin de chez moi, il a fallu partir tôt, nous étions donc sur la route à 8h30.

Dans le labyrinthe
Il faut savoir qu'ici, planifier des sorties est un sport en soi. Papa-poulpe ne démontre jamais un très grand enthousiasme pour les sorties familiales, pour les pommes encore moins ! Céphalo-garçon quant à lui, n'aime pas les sorties. Ça lui demande beaucoup physiquement et psychiquement. Depuis la fin de semaine d'avant donc, je préparais fiston à notre sortie aux pommes. Nous avons commencé par faire les labyrinthes (3 en tout), mais nous avons quelque peu écourté le gros, ce qui a déplu à céphalo-fille qui doit toujours s'ajuster au rythme différent de notre famille. Heureusement, céphalo-garçon n'a pas fait de crises et a adoré les labyrinthes. La consigne de la journée était : On va avoir du fun han ?! HAN ?!

Théo a perdu son sourire
La journée s'annonçait chaude et nous n'étions pas les seuls à avoir eu la merveilleuse idée d'aller aux pommes... Donc à notre retour du labyrinthe, il y avait déjà foule.
Juju aime les pommes


Maman-tentacules déteste les foules et sentait son niveau d'anxiété grimper en même temps que la température. Une seule rangée de pommiers pour ma pomme-chouchou et il fallait grimper haut pour aller les chercher... Pas besoin de vous dire que céphalo-garçon n'a pas cueilli beaucoup de pommes; céphalo-fille elle, a bravement grimpé dans la grande échelle ! Il nous a pris pas plus de 30 minutes pour ramasser 2 sacs et je sentais que céphalo-garçon était à veille de s'énerver, ses petits sourcils étant placés en accent circonflexe... Les abeilles qui nous tournaient autour sans relâche n'aidait en rien. J'avais aussi ma dose de pommes et nous sommes retournés à la voiture. Nous devions faire vite, car ma gagne de sacoches et moi voulions surprendre une amie pour son anniversaire en pm. Donc petit arrêt dans une pataterie pour le dîner; mauvaise idée pour moi encore pas remise de mon souper au buffet Tiki de la veille. Malgré mon opération pour la vésicule, je fais encore des mini-crises de foie quand mon alimentation n'est pas exemplaire... Retour sur la route, et juste avant d'arriver sur la 20, je remarque une cohorte d'oies sauvages dans un champ. Toute énervée de voir tant de belles poulettes, j'ai arrêté la voiture, pris ma caméra et couru comme une folle vers les volatiles. J'étais loin et séparée de ces beaux spécimens par une clôture, mais mon niveau d'émerveillement était à son plus haut point !


vendredi 26 septembre 2014

Lourde tâche... ménagère !

Comment fonctionne la répartition des tâches chez vous ? Qui fait quoi ? Et qui ne fait pas ce que doit ?

Ici, la répartition est assez claire, et pourtant, maman-tentacules se retrouve souvent avec un surplus... Voyons le tableau !


Planification des repas : maman ! Je prévois 4 jours de repas, du lundi au jeudi. Le vendredi, on va au resto; la fds, j'aimerais que papa-poulpe donne des idées, mais ça ne vient jamais !
Repas : maman ! La fds, papa met parfois la main à la pâte, mais c'est très rare !
Vaisselle : C'est la job à papa ! C'est souvent maman la fds si papa est occupé ailleurs (tondre le gazon, par exemple). Mais laver l'évier ne fait visiblement pas partie de la tâche «laver la vaisselle», donc c'est maman-pieuvre qui le fait.
Lavage : maman lave papa plie ! Papa-poulpe ne fait pas la plie souvent... En fait, il préfère aller piger dans le tas de linge à tous les jours. Faque la pile reste là, en diminuant doucement. S'il plie, ça reste souvent au sous-sol aussi; il pige des trucs à tous les jours, faque la pile reste là, en diminuant doucement, tout comme ma tolérance d'ailleurs !

Ménage : se fait habituellement à deux, une journée du week-end. Par contre, mon horaire me permet d'en faire quelques fois sur semaine. Si on le fait le week-end, j'ai le temps de faire toutes les pièces de la maison pendant que papa fait la cuisine (et oublie de laver l'intérieur du micro-ondes, le dessus de la fan du poêle, le lave-vaisselle, les portes d'armoires...)

Devoirs des enfants et gestion scolaire : maman ! Papa aide pour les devoirs de maths, mais il n'a jamais à ouvrir l'agenda, ne regarde pas les feuilles destinées aux parents, ni les courriels de l'école. S'il doit voir quelque chose, ça lui atterrit dans les mains comme par magie, sans qu'il n'ait eu à se casser la tête !

Gestion des r-v de toutes sortes (pour les enfants, le chien...) : maman ! Maman s'occupe même des r-v de papa !

Poubelles : papa ! pour apporter les sacs dehors je parle ! Pcq pour changer les poubelles, il a besoin d'une gestionnaire de vidanges, en l’occurrence, maman-pieuvre, qui lui dit que le sac est plein (papa poulpe porte pourtant des lunettes... hum....) et qui doit mettre un nouveau sac dans la poubelle une fois sur deux.

Gestion des activités amusantes et divertissantes pour la famille : maman (sans commentaire...)

Extérieur : se fait à deux. Papa fait le gazon (quand la pelouse a l'air d'un champ) et s'occupe de la piscine l'été. Maman s'occupe du potager, des mauvaises herbes, et l'ouverture + fermeture de cour aux saisons respectives se fait aussi à deux aussi. Le ramassage de neige l'hiver se fait à trois : un déneigeur pour l'entrée, et les parents-pieuvres s'occupent du perron et de la petite allée. La cour n'est jamais déneigée (tâche jugée non nécessaire par papa-poulpe).

Aller faire l'épicerie : papa ! Et voilà une tâche à laquelle il ne peut déroger, si on veut nourrir nos petits céphalopodes !

Gestion des vêtements et autres besoins (primaires, secondaires et tertiaires) des céphalopodes (pcq faut bien voir à ce qu'ils ne manquent de rien) : maman !

Si on comptabilise, maman-pieuvre occupe pas mal toutes ses tentacules, toujours. Ha ! oui ! maman-pieuvre a aussi une job, une job qui demande beaucoup de gestion.

Donc, si maman-pieuvre vous semble parfois excessive, déconnectée, fatiguée, frustrée, envahie par une substance vinicole assez (trop ?) souvent, ben vous pourrez comprendre :)

Mais j'aime bien papa-poulpe quand même ! Il peut sortir faire des commissions 8 fois de file quand j'oublie qq chose ou que je fais des caprices du genre : eille, ça serait bon hein des pickles avec du pop corn à soir (à 21h36); ou : me semble que je boirais du cream soda (à 22h12) ! Il me laisse aussi une grande latitude pour les sorties (celles avec mes amies, ma mère, pour aller au gym, pour aller marcher). Le monde des pieuvres n'est pas toujours parfait... et c'est bien comme ça !

Alors, ça se passe comment chez vous ?

Eille bon vindredi !

jeudi 25 septembre 2014

Céphalo-garçon et la médication

Comme vous le savez sûrement, céphalo-garçon est autiste. Depuis l'an passé, nous sommes en essais-erreurs de médication. Nous avons pris une pause cet été, mais avec la rentrée scolaire, il fallait recommencer les essais. C'est à l'école que ça ne va pas très bien... céphalo-garçonest anxieux. Il a aussi des difficultés de concentration. À la maison toutefois, tout va bien pour le moment.

Donc hier, nous avons convenu d'une nouvelle médication. Pédopsy penchait pour traiter la concentration, mais maman-tentacules a insisté pour traiter l'anxiété en premier. Je ne suis pas psy, je n'ai aucune notion de psychiatrie; je me suis fiée à mon instinct de maman. Si je me suis fourvoyée, je vais pleurer ma vie, sinon, je pourrai dire : Je le savais !

Êtes-vous du genre à vous fier coûte que coûte aux médecins, ou prenez-vous des décisions qui vont parfois à l'encontre des recommandations ? J'avoue que c'est la première fois que j'insiste auprès d'un doc. Qui vivra verra !

Céphalo-garçon à Virginia Beach

mercredi 17 septembre 2014

Présentation

Bonjour à vous tous chers lecteurs !
Je me présente : maman-tentacules, 40 ans sonné (et qui m'a sonné!), adepte de l'écriture sous toutes ses formes, cuisinière à ses heures, pigiste en édition de profession et maman par choix et par amour.

Dans ce blogue, je désire vous partager mon quotidien, sans trop de prétention, sur un ton léger, humoristique parfois, même si certains sujets seront plus sérieux. Je veux parler de tout et de rien, de ma famille, de moi, de mes rêves, des trucs qui me touchent droit au cœur ou qui me passent carrément par-dessus la tête !

Parlant de ma famille, nous sommes une famille de 4 : papa-poulpe, maman-tentacules, céphalo-fille de 10 ans et céphalo-garçon de 8 ans ! Ha oui ! j'oubliais céphalo-canin de 13 ans ! Ici, on est tous un peu fous et pas à notre affaire... On aime rire ensemble, se chatouiller et se faire des grimaces. On aime se tenir pour surmonter les épreuves. On est unis et on s'aime !

Alors voilà ! Je vous écrirai des trucs roses ou noirs très bientôt !

Maman-tentacules